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	<title>th&#233;olarge</title>
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	<description>theolarge.fr est le site de la Facult&#233; de th&#233;ologie de l'Universit&#233; catholique de l'Ouest &#224; Angers.</description>
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		<title>th&#233;olarge</title>
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		<title>Recension du livre de Michel Dujarier </title>
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		<dc:creator>Jean Riaud</dc:creator>



		<description>&#201;glise-Fraternit&#233;. L'eccl&#233;siologie du Christ-Fr&#232;re aux huit premiers si&#232;cles. T. I, L'&#201;glise s'appelle &#171; Fraternit&#233; &#187; Ier-IIIe si&#232;cle. Patrimoines. Christianisme, Paris, &#201;ditions du Cerf, 2013. Ce volume est le premier d'un ouvrage qui en comportera trois. Il d&#233;bute par une &#171; Pr&#233;sentation g&#233;n&#233;rale &#187; dans laquelle son auteur nous d&#233;crit l'origine de sa recherche, dresse l'&#233;tat des recherches de l835 &#224; 1950, &#224; la veille de Vatican II, &#224; Vatican II et &#224; ses suites, et pr&#233;cise comment il conduira sa recherche. Ce (...)

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.theolarge.fr/local/cache-vignettes/L94xH150/arton185-acee3.jpg&quot; width='94' height='150' style='height:150px;width:94px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#201;glise-Fraternit&#233;. L'eccl&#233;siologie du Christ-Fr&#232;re aux huit premiers si&#232;cles. T. I, L'&#201;glise s'appelle &#171; Fraternit&#233; &#187; Ier-IIIe si&#232;cle. Patrimoines. Christianisme, Paris, &#201;ditions du Cerf, 2013.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce volume est le premier d'un ouvrage qui en comportera trois. Il d&#233;bute par une &#171; Pr&#233;sentation g&#233;n&#233;rale &#187; dans laquelle son auteur nous d&#233;crit l'origine de sa recherche, dresse l'&#233;tat des recherches de l835 &#224; 1950, &#224; la veille de Vatican II, &#224; Vatican II et &#224; ses suites, et pr&#233;cise comment il conduira sa recherche. Ce premier tome comprend quatre parties : &#171; La Fraternit&#233; eccl&#233;siale au Ier si&#232;cle &#187; ; &#171; L'&#201;glise-Fraternit&#233; au IIe si&#232;cle dans le monde m&#233;diterran&#233;en &#187; ; &#171; L'expression &#913;&#916;&#917;&#923;&#934;&#927;&#932;&#919;&#931;-FRATERNITAS au IIIe si&#232;cle &#187; ; Langage de fraternit&#233; et th&#233;ologie du Christ-Fr&#232;re dans les &#201;glises au IIIe si&#232;cle &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Beaucoup d'auteurs dissertent sur la fraternit&#233; v&#233;cue dans l'Antiquit&#233; comme s'il existait &#224; cette &#233;poque un terme propre pour la d&#233;signer alors que ce n'est pas le cas : dans les &#233;crits profanes pr&#233;chr&#233;tiens, il n'existe pas un seul emploi d' &#7936;&#948;&#949;&#955;&#966;&#8057;&#964;&#951;&#962; ni de fraternitas. Ce que montre clairement M. Ducharier dans le Pr&#233;ambule (&#171; Le monde pr&#233;chr&#233;tien &#187;) avant d'entrer dans la premi&#232;re partie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette premi&#232;re partie comprend deux chapitres. Le premier situe l'apparition du mot &#7936;&#948;&#949;&#955;&#966;&#8057;&#964;&#951;&#962;. On le rencontre dans la premi&#232;re lettre de Pierre. Pour d&#233;signer l'&#201;glise, cette lettre n'emploie pas le mot &#7952;&#954;&#954;&#955;&#951;&#963;&#8055;&#945; ; elle se sert d'un substantif plus concret et plus expressif, celui d'&#7936;&#948;&#949;&#955;&#966;&#8057;&#964;&#951;&#962;, &#171; communaut&#233; de fr&#232;res &#187; (I P 2, 17 et 5, 9). Le terme se retrouve dans la lettre, attribu&#233;e &#224; Cl&#233;ment de Rome, aux Corinthiens. Il y d&#233;signe l'&#201;glise. D'o&#249; vient cette fa&#231;on de parler ? Se demande notre auteur qui rel&#232;ve quelques occurrences v&#233;t&#233;rotestamentaires : Za 11, 7-14 ; I M 12, 10. 17. Il poursuit son enqu&#234;te dans Jubil&#233;s 37, 18-20, dans les &#233;crits de la communaut&#233; qumr&#226;nienne, dans l'&#339;uvre de Philon et dans IV M 10, 2-3.15-16 ; 13, 19-14, 1.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le deuxi&#232;me chapitre est consacr&#233; &#224; l'emploi du mot fr&#232;re (&#7936;&#948;&#949;&#955;&#966;&#8057;&#962;) par les premiers chr&#233;tiens. Apr&#232;s un rappel de l'origine deut&#233;ronomienne de la d&#233;signation biblique du &#171; fr&#232;re &#187;, M. Dujarier nous fait d&#233;couvrir le th&#232;me du Christ-Fr&#232;re d'abord dans les &#233;p&#238;tres n&#233;otestamentaires : le Christ s'est fait le fr&#232;re de tout homme (He 2, 10-18). Nous sommes ses fr&#232;res, mais ce n'est pas parce que nous sommes fils du P&#232;re. C'est parce que le Fils incarn&#233; nous a adopt&#233;s en sa fraternit&#233;, gr&#226;ce &#224; l'Esprit-Saint re&#231;u au bapt&#234;me, que nous sommes les fils du P&#232;re. Cette m&#233;diation christique a &#233;t&#233; puis&#233;e par les ap&#244;tres dans les paroles de J&#233;sus lui-m&#234;me. Gr&#226;ce &#224; l'Esprit-Saint, ils ont peu &#224; peu p&#233;n&#233;tr&#233; ce myst&#232;re, &#224; partir de leur rencontre avec le Ressuscit&#233;. M. Dujarier le montre en parcourant les &#233;vangiles, et termine en soulignant que, depuis P&#226;ques, (&#7936;&#948;&#949;&#955;&#966;&#8057;&#962;) s'est enrichi d'une profondeur de signification toute nouvelle. Il exprime d&#233;sormais la relation vitale unissant les croyants au Fils de Dieu qui s'est fait leur fr&#232;re en humanit&#233; et qui, ressuscit&#233;, les a adopt&#233;s comme fr&#232;res et s&#339;urs en sa vie divine dans l'Esprit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La seconde partie s'ouvre avec un chapitre dans lequel notre auteur passe en revue les &#233;crits chr&#233;tiens du IIe si&#232;cle. Il rel&#232;ve et commente les &#233;crits qui offrent quelques exemples de l'emploi d' &#7936;&#948;&#949;&#955;&#966;&#8057;&#964;&#951;&#962; d'abord ceux venus d'Occident, qui sont au nombre de trois : le Pasteur, la Lettre sur les martyrs de Vienne et de Lyon et le trait&#233; de saint Ir&#233;n&#233;e Contre les h&#233;r&#233;sies, puis ceux qui proviennent d'Orient ; eux aussi sont trois : une lettre de S&#233;rapion d'Antioche, conserv&#233;e par Eus&#232;be, celle de Polycarpe de Smyrne et les Actes de Pierre. Tous ces textes r&#233;v&#232;lent une eccl&#233;siologie de fraternit&#233;. En finale de ce chapitre, M. Dujarier constate que le mot &#171; Fraternit&#233; &#187; n'a pas &#233;t&#233; employ&#233; au sens de communaut&#233; par les auteurs profanes. Parmi ceux &#233;crivant en grec, trois (Dion de Pruse, Vettius Valens et Claude Gallien) ont utilis&#233; &#7936;&#948;&#949;&#955;&#966;&#8057;&#964;&#951;&#962;, et uniquement au sens de lien entre fr&#232;res de sang ou, par extension, entre objets de m&#234;me nature. Chez les Latins aussi, fraternitas est assez rare, et toujours au seul sens juridique cr&#233;&#233; par alliance ou par contrat.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le chapitre suivant, &#171; Un langage de fraternit&#233; dans les &#201;glises au IIe si&#232;cle &#187;, nous parcourons les &#233;crits des P&#232;res apostoliques, puis ceux des premiers apologistes. Ensuite nous regardons comment les &#233;v&#234;ques parlent &#224; leurs fid&#232;les, mais aussi comment ces derniers s'expriment dans les &#339;uvres populaires que sont les Actes apocryphes des Ap&#244;tres. Enfin les premiers grands th&#233;ologiens que sont Ir&#233;n&#233;e de Lyon et Cl&#233;ment d'Alexandrie nous r&#233;v&#232;lent la richesse de leur r&#233;flexion sur l'&#201;glise du Christ. Au cours de ces lectures notre attention est attir&#233;e sur les deux titres de &#171; fr&#232;re &#187; et de &#171; bien-aim&#233; &#187;, et nous d&#233;couvrons &#233;galement deux noms de l'&#201;glise, synonymes de &#171; Fraternit&#233; &#187; qui, peu souvent signal&#233;s, sont pourtant tr&#232;s &#233;clairants : celui de &#171; Charit&#233; &#187; (&#7936;&#947;&#8049;&#960;&#951;) et celui de &#171; Caravane &#187; (&#963;&#965;&#957;&#959;&#948;&#8055;a).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au cours du IIIe si&#232;cle, cette vie, cette r&#233;flexion et ce vocabulaire vont non seulement se maintenir, mais se d&#233;velopper. C'est &#224; l'amplitude et &#224; l'importance de ce ph&#233;nom&#232;ne que M. Dujarier consacre les deux derni&#232;res parties de son volume. Pour ce faire, il commence par &#233;tudier l'emploi du terme &#7936;&#948;&#949;&#955;&#966;&#8057;&#964;&#951;&#962; en Orient. Retiennent son attention, pour l'&#201;gypte, les &#171; &#201;p&#238;tres aux vierges &#187; o&#249; il appara&#238;t clairement que le terme d&#233;signe l'&#201;glise. Il en va de m&#234;me pour ses deux emplois dans l'&#339;uvre d'Orig&#232;ne. Pour l'Asie Mineure, nous avons la lettre de Firmilien de C&#233;sar&#233;e &#224; Cyprien. Dans cette lettre que nous ne poss&#233;dons qu'en sa traduction latine, le mot fraternitas est employ&#233; &#224; quatre reprises. En Syrie, le vocabulaire employ&#233; par S&#233;rapion d'Antioche &#224; propos de l'&#201;glise continue d'&#234;tre utilis&#233; au cours du IIIe si&#232;cle dans la Didascalie, la Constitution eccl&#233;siastique des Ap&#244;tres et dans un texte anonyme, attribu&#233; par erreur &#224; S&#233;rapion, &#233;v&#234;que de Thmuis en &#201;gypte. En finale, notre auteur signale que le mot &#7936;&#948;&#949;&#955;&#966;&#8057;&#964;&#951;&#962; n'est jamais utilis&#233; par Plotin ni par ses premiers disciples n&#233;oplatoniciens, &#224; l'exception d'un emploi unique et tr&#232;s marginal par Jamblique. Il est &#233;galement absent du Corpus Hermeticum et du vocabulaire des religions &#224; myst&#232;res.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le chapitre 9, &#171; L'&#201;glise Fraternitas en Occident &#187;, &#924;. Dujarier, avant d'aborder Tertullien, examine les premi&#232;res traductions de la Bible (les &#171; Vieilles Latines &#187;). Les quelques emplois v&#233;t&#233;rotestamentaires (Za ll, 14 ; I M 12,10. 17) n'apportent rien de neuf : ils expriment toujours un lien fraternel entre fr&#232;res de sang, soit entre amis ou entre peuples qui ont fait alliance. En revanche, avec le Nouveau Testament, fraternitas rev&#234;t le m&#234;me sens de Communaut&#233; eccl&#233;siale que son correspondant grec a re&#231;u dans le vocabulaire chr&#233;tien. C'est par ce terme que Tertullien, lorsqu'il d&#233;crit le comportement des chr&#233;tiens, d&#233;signe l'&#201;glise. Les exemples abondent, relev&#233;s par notre auteur. Mais, si l'&#201;glise peut &#234;tre appel&#233;e &#171; Fraternit&#233; &#187;, elle ne l'est que selon un mode nouveau. Il ne s'agit plus d'un lien du sang, ni d'une alliance ou d'une simple amiti&#233;, mais d'un lien spirituel plus r&#233;el que tous les autres, car c'est une participation &#224; la vie de l'Esprit-Saint. L'enqu&#234;te se poursuit avec la lecture des divers trait&#233;s et des lettres de saint Cyprien, l'auteur latin qui a utilis&#233; le plus souvent le mot fraternitas dans le sens concret de Communaut&#233; eccl&#233;siale. Dans ses &#233;crits il appara&#238;t cinquante-huit fois : neuf dans ses trait&#233;s et quarante-neuf dans ses lettres. Pour Cyprien, la Fraternit&#233;, c'est l'&#201;glise, Fraternit&#233; anim&#233;e par son &#233;v&#234;que, et qui vit dans l'unit&#233;. Ce type de vocabulaire n'a rien de factice ni de conventionnel. Bien au contraire, il r&#233;v&#232;le une communaut&#233; de fr&#232;res et de s&#339;urs dont toute la vie est marqu&#233;e par la conception qu'elle a de l'Ecclesia comme Fraternit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Baptis&#233;s dans l'Esprit, les chr&#233;tiens, conscients d'&#234;tre reli&#233;s au Christ, leur Seigneur et leur Fr&#232;re, s'appellent mutuellement &#171; fr&#232;res &#187; et &#171; s&#339;urs &#187;. Cette fa&#231;on de parler et de penser est examin&#233;e par notre auteur dans la derni&#232;re partie consacr&#233;e au langage de fraternit&#233; au IIIe si&#232;cle. Il commence par observer la fa&#231;on dont les chr&#233;tiens d'Occident utilisent tr&#232;s souvent le mot &#171; fr&#232;re &#187; pour se d&#233;signer entre eux, et m&#234;me pour d&#233;signer le Christ qui est la source de leur lien fraternel. Il interroge &#224; nouveau Tertulien et Cyprien et aussi les nombreux &#233;crits populaires, anonymes ou apocryphes, qui refl&#232;tent la pens&#233;e et le vocabulaire courants des Communaut&#233;s. Ce vocabulaire de fraternit&#233; se trouve &#233;galement chez les auteurs qui s'expriment en grec ou en syriaque. Deux penseurs des ann&#233;es 210-250 retiennent particuli&#232;rement notre attention : Hippolyte et les &#233;crits dits hippolytiens, et, bien s&#251;r Orig&#232;ne. Selon les &#233;crits hippolitiens, l'intimit&#233; de vie avec le Christ et en lui est le privil&#232;ge de tous ceux qui, par le bapt&#234;me, sont devenus les &#171; fr&#232;res &#187; et les &#171; coh&#233;ritiers &#187; du Verbe incarn&#233;. En lui, ils forment &#171; la soci&#233;t&#233; des saints &#187; qui est &#171; la nouvelle J&#233;rusalem &#187;, Corps du Christ &#187;. Orig&#232;ne, quant &#224; lui, d&#233;voile l'origine baptismale de notre fraternit&#233; en Christ. Il en voit les fondements dans les figures v&#233;t&#233;rotestamentaires du Christ-Fr&#232;re (Joseph ; Juda), et aussi, bien s&#251;r, dans les &#233;crits du Nouveau Testament. &#192; partir de l&#224;, il souligne les exigences de cette vie fraternelle en Christ et dans l'&#201;glise.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#924;. Dujarier ach&#232;ve son enqu&#234;te en &#233;tudiant les divers courants syncr&#233;tistes qui &#233;taient nombreux et vivants au IIIe si&#232;cle : sp&#233;cialement les groupes gnostiques ainsi que le manich&#233;isme. Tous s'enracinent plus ou moins dans le christianisme et laissent entrevoir que leur pens&#233;e est marqu&#233;e par certains aspects du Nouveau Testament. L'analyse que fait de leurs &#339;uvres &#924;. Dujarier manifeste l'usage d'un vocabulaire de fraternit&#233; assez fr&#233;quent qui refl&#232;te la pens&#233;e th&#233;ologique des premiers chr&#233;tiens. Y est pr&#233;sente la conception du Christ-Fr&#232;re, et soulign&#233;e l'intimit&#233; de celui-ci avec ses fr&#232;res et s&#339;urs, appel&#233;s parfois ses jumeaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une conclusion ramasse l'ensemble des d&#233;couvertes faites tout au long de cette passionnante enqu&#234;te sur le vocabulaire et la notion de &#171; fraternit&#233; &#187; au cours des trois premiers si&#232;cles de l'&#232;re chr&#233;tienne. Elle se poursuivra avec les deux prochains volumes qui examineront les IVe et Ve si&#232;cles, et la p&#233;riode allant du VIe au VIIIe si&#232;cle. Nous les attendons avec impatience.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Recension du livre de Andrew Louth </title>
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		<description>L'Orient grec et l'Occident latin. L'&#201;glise de 681 &#224; 1071, (traduit de l'anglais par Fran&#231;oise Lhoest), Th&#233;ologies, Paris, &#201;ditions du Cerf, 2013. Ce troisi&#232;me volume de la s&#233;rie L'&#201;glise dans l'histoire retrace l'av&#232;nement de l'&#201;glise depuis la fin du VIe concile &#339;cum&#233;nique (681) jusqu'&#224; la bataille de Manzikert (1071). A. Louth fait clairement appara&#238;tre que, durant cette p&#233;riode, la chr&#233;tient&#233; est en train de se scinder en ce qu'on peut appeler l'&#171; Orient grec &#187; et l'&#171; Occident latin &#187;. Il le montre en (...)

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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'Orient grec et l'Occident latin. L'&#201;glise de 681 &#224; 1071, (traduit de l'anglais par Fran&#231;oise Lhoest), Th&#233;ologies, Paris, &#201;ditions du Cerf, 2013.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce troisi&#232;me volume de la s&#233;rie L'&#201;glise dans l'histoire retrace l'av&#232;nement de l'&#201;glise depuis la fin du VIe concile &#339;cum&#233;nique (681) jusqu'&#224; la bataille de Manzikert (1071). A. Louth fait clairement appara&#238;tre que, durant cette p&#233;riode, la chr&#233;tient&#233; est en train de se scinder en ce qu'on peut appeler l'&#171; Orient grec &#187; et l'&#171; Occident latin &#187;. Il le montre en d&#233;crivant &#171; le long processus par lequel, en termes th&#233;ologiques, religieux, culturels et politiques, les deux voies de l'Orient grec et de l'Occident latin diverg&#232;rent de leur route autrefois commune &#187;. Ce que nous sommes convi&#233;s &#224; d&#233;couvrir en lisant ce livre qui comprend quatre parties&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Lire la suite de l'article&lt;/p&gt; &lt;div class='spip_document_260 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.theolarge.fr/IMG/pdf/Louth.pdf&quot; type=&quot;application/pdf&quot;&gt;&lt;img src='http://www.theolarge.fr/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-eb697.png' width='52' height='52' alt='PDF - 40.3 ko' title='PDF - 40.3 ko' style='height:52px;width:52px;' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'&#233;galit&#233; dans la diff&#233;rence, ou Pourquoi la diff&#233;rence ?</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Louis Guitteny</dc:creator>


		<dc:subject>travaux d'&#233;tudiants</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;R&#233;flexions sur le projet de loi d'ouverture du mariage aux personnes de m&#234;me sexe&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.theolarge.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton183-55672.jpg&quot; width='150' height='100' style='height:100px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'homosexualit&#233; pose &#224; l'Eglise, &#224; ses philosophes et &#224; ses th&#233;ologiens des questions difficiles. Si nous ne sommes plus dans la stigmatisation des d&#233;cennies pass&#233;es, la terminologie utilis&#233;e peut apparaitre parfois encore blessante. Le texte du conseil Famille et Soci&#233;t&#233; des &#233;v&#234;ques de France participe grandement &#224; la prise de conscience des changements intervenus dans la soci&#233;t&#233; et &#224; l'&#233;volution des mentalit&#233;s par la reconnaissance de la valeur de l'amour qui peut lier deux personnes de m&#234;me sexe. Cependant les r&#233;dacteurs ajoutent : &#171; L'accueil inconditionnel de la personne n'emporte pas une approbation de tous ses actes, il reconna&#238;t au contraire que l'homme est plus grand que ses actes. &#187; Ce point fera l'objet d'un d&#233;veloppement ult&#233;rieur. Le chemin parcouru, depuis quelques d&#233;cennies, a &#233;t&#233; long surtout pour les g&#233;n&#233;rations les plus &#226;g&#233;es et il faut se f&#233;liciter des efforts de compr&#233;hension apport&#233;s &#224; la condition des personnes homosexuelles. La r&#233;v&#233;lation et la lev&#233;e du secret, de plus en plus fr&#233;quentes, des situations douloureuses v&#233;cues dans les familles et leur prise en compte avec compr&#233;hension a certainement contribu&#233; &#224; changer notre regard et &#224; faciliter la recherche de solutions acceptables par tous&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; Lire l'article en entier&lt;/p&gt; &lt;div class='spip_document_257 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.theolarge.fr/IMG/pdf/Pourquoi_la_difference-2.pdf&quot; type=&quot;application/pdf&quot;&gt;&lt;img src='http://www.theolarge.fr/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-eb697.png' width='52' height='52' alt='PDF - 243.3 ko' title='PDF - 243.3 ko' style='height:52px;width:52px;' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Jean Louis Guitteny est &#233;tudiant en th&#233;ologie, Facult&#233; de th&#233;ologie de l'UCO&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>A-t-on encore le droit d'&#234;tre fragile ? </title>
		<link>http://www.theolarge.fr/spip.php?article181</link>
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		<dc:date>2013-03-01T16:32:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fred Poch&#233;</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Nouveau livre&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.theolarge.fr/spip.php?rubrique11" rel="directory"&gt;Philosophie moderne et contemporaine&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.theolarge.fr/local/cache-vignettes/L116xH116/arton181-e9a48.jpg&quot; width='116' height='116' style='height:116px;width:116px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans ce livre, Fred Poch&#233; r&#233;pond aux questions d'une animatrice et productrice de France Culture, Francesca Piolot.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Aujourd'hui, chacun doit sans cesse se montrer performant et r&#233;pondre aux exigences de la comp&#233;titivit&#233;. Le stress permanent et l'inqui&#233;tude pour l'avenir traversent notre vie quotidienne. On se sent, alors, parfois tr&#232;s vuln&#233;rable, comme &#233;cras&#233;, incapable de suivre ou de s'adapter. On &#233;prouve le sentiment de subir un monde qui a perdu la question du sens et d&#233;truit progressivement la saveur de la vie. Pourtant, au-del&#224; des apparences, il existe une &#171; fragilit&#233; de la force &#187;, celle de l'autosuffisance qui pense que l'on peut se construire tout seul, sans les autres ; et &#224; l'inverse, il existe une force au c&#339;ur de la fragilit&#233; qui se manifeste dans la solidarit&#233;. L'extr&#234;me vuln&#233;rabilit&#233; que nous vivons n'est pas un destin, mais un passage qui doit nous obliger &#224; repenser notre soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fred Poch&#233; est professeur de philosophie &#224; L'UNAM-Universit&#233;, Universit&#233; catholique de l'Ouest. Il a publi&#233; plus d'une douzaine de livres dont &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Blessures intimes, blessures sociales. De la plainte &#224; la solidarit&#233;&lt;/i&gt;, Paris, Cerf, 2008 (Prix Jean Finot de l'Acad&#233;mie des Sciences Morales et Politiques).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Francesca Piolot a d'abord enseign&#233; la philosophie au lyc&#233;e et en usine. Puis, durant pr&#232;s trente ans, elle a produit et anim&#233; de nombreuses &#233;missions sur France Culture pour lesquelles elle a re&#231;u le Prix des auditeurs, le Prix international du documentaire et le Prix Scam de l'&#339;uvre sonore.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Recension du livre de J.A. Pagola : &quot;J&#233;sus, approche historique&quot; </title>
		<link>http://www.theolarge.fr/spip.php?article182</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.theolarge.fr/spip.php?article182</guid>
		<dc:date>2013-02-08T07:59:29Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean Riaud</dc:creator>



		<description>Jos&#233; Antonio Pagola, J&#233;sus. Approche historique, (traduction de G&#233;rard Grenet), Lire la Bible, Paris, &#201;ditions du Cerf, 2012. 39&#8364;. En quatri&#232;me de couverture, il est pr&#233;cis&#233; que les &#201;ditions du Cerf qui ont publi&#233; en fran&#231;ais les quatre gros volumes de J. P. Meier, Un certain juif, J&#233;sus, &#171; se r&#233;jouissent aujourd'hui de pouvoir proposer ce texte plus court, d'acc&#232;s plus ais&#233; &#224; tout public, mais aussi d'une grande qualit&#233;. &#187; Nous faisons n&#244;tre sans difficult&#233;s cette pr&#233;sentation du J&#233;sus. Approche historique (...)

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&lt;a href="http://www.theolarge.fr/spip.php?rubrique5" rel="directory"&gt;Sciences bibliques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.theolarge.fr/local/cache-vignettes/L100xH150/arton182-7a76d.jpg&quot; width='100' height='150' style='height:150px;width:100px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Jos&#233; Antonio Pagola, J&#233;sus. Approche historique, (traduction de G&#233;rard Grenet), Lire la Bible, Paris, &#201;ditions du Cerf, 2012. 39&#8364;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En quatri&#232;me de couverture, il est pr&#233;cis&#233; que les &#201;ditions du Cerf qui ont publi&#233; en fran&#231;ais les quatre gros volumes de J. P. Meier, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Un certain juif, J&#233;sus&lt;/i&gt;, &#171; se r&#233;jouissent aujourd'hui de pouvoir proposer ce texte plus court, d'acc&#232;s plus ais&#233; &#224; tout public, mais aussi d'une grande qualit&#233;. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous faisons n&#244;tre sans difficult&#233;s cette pr&#233;sentation du &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;J&#233;sus. Approche historique&lt;/i&gt; de J.-A. Pagola tr&#232;s connu et respect&#233; en Espagne, comme un ex&#233;g&#232;te n&#233; dans le sillage de Vatican II, qui, dans son &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Avant-propos&lt;/i&gt;, indique pourquoi il a &#233;crit ce livre. C'est, &#233;crit-il, parce qu'il croit que &#171; J&#233;sus est le meilleur de ce que l'humanit&#233; a produit, le plus admirable potentiel de lumi&#232;re et d'esp&#233;rance sur lequel peuvent compter les &#234;tre humains. &#187; C'est pourquoi, souffrant d'entendre parler de lui de mani&#232;re impr&#233;cise ou d'entendre toutes sortes d'id&#233;es re&#231;ues ou encore de voir comment on peut d&#233;caler inconsciemment le v&#233;ritable projet de J&#233;sus, combien il est ais&#233; de mutiler son message en retranchant ce qui en fait la Bonne Nouvelle, il se propose de mettre &#224; la port&#233;e des hommes et des femmes d'aujourd'hui sa personne et son message, et ce, en toute rigueur scientifique, et dans la langue la plus simple.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour mener son travail de recherche sur J&#233;sus, J.-A. Pagola suit les m&#233;thodes op&#233;ratoires de la critique historique scientifique. Il s'est efforc&#233; de mener ses recherches sur J&#233;sus &#224; partir de toutes &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;les sources litt&#233;raires disponibles&lt;/i&gt;, &#233;tant entendu que les quatre &#233;vangiles sont indubitablement la source la plus importante et la plus d&#233;cisive. Avec J . P. Meier, il ne croit pas que &#171; les sources rabbiniques, les &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;agrapha&lt;/i&gt;, les &#233;vangiles apocryphes et les codex de Nag Hammadi (en particulier &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;L'&#201;vangile de Thomas&lt;/i&gt; nous offrent une information nouvelle et fiable, ni des apports authentiques et ind&#233;pendants du Nouveau Testament &#187;. Mais comme la recherche moderne ne se limite pas &#224; l'&#233;tude critique des sources litt&#233;raires, mais s'&#233;tend &#224; toutes les m&#233;thodes et les sciences, notre auteur demeure &#224; l'&#233;coute des apports les plus significatifs de l'arch&#233;ologie, de l'anthropologie culturelle, de la sociologie des soci&#233;t&#233;s agraires du bassin m&#233;diterran&#233;en, de l'&#233;conomie. Ainsi avons-nous une meilleure vision du contexte galil&#233;en des ann&#233;es 30 du Ier si&#232;cle, en projetant un nouvel &#233;clairage sur l'activit&#233; de J&#233;sus, sur son message, son style de vie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est, selon nous, cette vision qui est la marque de cet ouvrage qui, r&#233;dig&#233; dans une langue fluide, sans mots techniques, met &#224; la port&#233;e de n'importe quel lecteur ce que la recherche contemporaine peut dire avec certitude sur J&#233;sus, de sa naissance &#224; sa mort. Pr&#233;cisons que les chapitres qui le composent ne se pr&#233;sentent pas comme des &#233;chelons d'une histoire biographique de J&#233;sus. Les treize premiers chapitres dont nous indiquons les titres nous le rendent familier en &#233;bauchant peu &#224; peu ses traits principaux : Un juif de Galil&#233;e (1), Un habitant de Nazareth (2), La qu&#234;te de Dieu (3), Le proph&#232;te du Royaume de Dieu (4), Le po&#232;te de la compassion (5), Celui qui rendait la sant&#233; (6), Le d&#233;fenseur des exclus (7), Le d&#233;fenseur de la femme (8), Le ma&#238;tre de vie (9), Le cr&#233;ateur d'un mouvement r&#233;formateur (10) , Le croyant fid&#232;le (11), Le martyr du Royaume de Dieu (13). En toute logique, cette &#233;tude historique sur J&#233;sus devait prendre fin avec l'ex&#233;cution du calvaire, la r&#233;surrection n'&#233;tant plus du domaine de l'histoire terrestre de J&#233;sus. Mais ne voulant pas clore son livre sur la croix, J.-A Pagola a ajout&#233; deux chapitres : le chapitre 14, sur J&#233;sus &#171; ressuscit&#233; par Dieu &#187;, et le dernier, intitul&#233; &#171; &#192; la recherche de l'identit&#233; de J&#233;sus &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette &#233;num&#233;ration pourrait donner l'impression que l'ouvrage est d&#233;pourvu de charpente. Il n'en est rien. Un fil conducteur unifie ces chapitres : l'incarnation du Royaume de Dieu en la personne de J&#233;sus &#224; travers ce qu'il est, ce qu'il dit, et ce qu'il fait. Proph&#232;te itin&#233;rant, il n'a pas expliqu&#233; directement son exp&#233;rience du Royaume de Dieu, car, semble-t-il, il lui &#233;tait difficile de communiquer en concepts ce qu'il vivait en lui-m&#234;me. Mais il a su inventer des images, concevoir de belles m&#233;taphores, sugg&#233;rer des comparaisons et, surtout, raconter superbement des paraboles qui captivaient et captivent toujours, et sont le meilleur chemin pour entrer dans son exp&#233;rience du Royaume de Dieu. Po&#232;te de la mis&#233;ricorde de Dieu, J&#233;sus ne s'exprime pas seulement par des paraboles, mais aussi par des actes. Il parcourt les villages en soignant les malades, en expulsant les d&#233;mons et en d&#233;livrant les gens de leurs maux, de l'indignit&#233; et de l'exclusion. Donnons un exemple : son comportement &#224; l'&#233;gard des femmes qui constituaient un secteur profond&#233;ment marginalis&#233; de la soci&#233;t&#233; juive, magnifiquement d&#233;crit dans le chapitre 8, est particuli&#232;rement significatif : son exp&#233;rience de Dieu le P&#232;re, d&#233;fenseur des plus humbles, et sa foi en la venue du Royaume, ont conduit J&#233;sus &#224; agir de telle mani&#232;re qu'il a mis en crise les coutumes, les traditions et les pratiques qui opprimaient la femme. Certaines femmes ont suivi J&#233;sus de la Galil&#233;e jusqu'&#224; J&#233;rusalem, et ne l'ont pas abandonn&#233;, pas m&#234;me lors de son ex&#233;cution. N'&#233;taient-elles pas des disciples de J&#233;sus au m&#234;me titre et avec les m&#234;mes droits que les disciples masculins ? Comme la majeure partie des chercheurs, contemporains, J.-A. Pagola consid&#232;re qu'elles &#233;taient &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;de v&#233;ritables disciples&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Neuf annexes dont une chronologie et une carte de la Jud&#233;e, fournissent divers renseignements sur les traits d'un profil historique de J&#233;sus, sur les crit&#232;res g&#233;n&#233;raux d'interpr&#233;tation, les sources litt&#233;raires, les crit&#232;res d'historicit&#233;, les principales donn&#233;es arch&#233;ologiques, sur la recherche actuelle sur J&#233;sus, sur J&#233;sus dans la science-fiction. Elles compl&#232;tent cet ouvrage que son auteur a &#233;crit pour r&#233;veiller dans la soci&#233;t&#233; moderne le &#171; d&#233;sir de J&#233;sus &#187;, sugg&#233;rer un chemin sur lequel on puisse &#171; faire les premiers pas &#187; vers son myst&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Bourses d'&#233;tudes en th&#233;ologie pour 2013-2014</title>
		<link>http://www.theolarge.fr/spip.php?article149</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.theolarge.fr/spip.php?article149</guid>
		<dc:date>2013-02-05T08:44:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>R&#233;mi Ch&#233;no</dc:creator>


		<dc:subject>*</dc:subject>
		<dc:subject>pratique</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Diff&#233;rentes bourses pour des &#233;tudes en th&#233;ologie &#224; la facult&#233; d'Angers sont possibles pour l'ann&#233;e universitaire 2013-2014.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.theolarge.fr/spip.php?rubrique18" rel="directory"&gt;Ressources&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.theolarge.fr/spip.php?mot17" rel="tag"&gt;*&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.theolarge.fr/spip.php?mot23" rel="tag"&gt;pratique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.theolarge.fr/local/cache-vignettes/L110xH122/arton149-a6631.png&quot; width='110' height='122' style='height:122px;width:110px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Gr&#226;ce &#224; un Fonds Th&#233;ophile, suite &#224; des dons et legs, la facult&#233; de th&#233;ologie de l'Universit&#233; catholique de l'Ouest est en mesure d'offrir des bourses d'&#233;tudes depuis de la rentr&#233;e universitaire 2011.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sont privil&#233;gi&#233;s les projets d'&#233;tudes &#224; temps complet, &#233;ventuellement &#224; mi-temps (conjointement &#224; un engagement professionnel ou une mission eccl&#233;siale), dans tous les cas en pr&#233;sentiel &#224; la facult&#233;. Elle requiert un niveau de fran&#231;ais suffisant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Les bourses d'&#233;tudes &#171; Th&#233;ophile &lt;/strong&gt; &#187; couvrent les frais de scolarit&#233;. Elles veulent aider des personnes et institutions &#224; mener &#224; bien un projet de formation th&#233;ologique, en tenant compte de l'absence d'autres aides possibles (bourse du CROUS pour les &#233;tudiants en cursus d'Etat, financement int&#233;gral ou partiel par un fonds de formation continue pour les salari&#233;s, financement par une association eccl&#233;siale).&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;&lt;a href=&quot;#haut_page&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.theolarge.fr/local/cache-vignettes/L9xH9/haut-812b5.gif&quot; title=&quot;Revenir en haut de la page&quot; width='9' height='9' style='height:9px;width:9px;' /&gt;&lt;/a&gt;&#8194;Une bourse de premier cycle de th&#233;ologie (licence d'Etat et baccalaur&#233;at canonique)&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Cette bourse &#233;quivaut &#224; un maximum de trois ann&#233;es compl&#232;tes de th&#233;ologie et correspond &#224; la prise en charge int&#233;grale des frais de scolarit&#233;. L'assiduit&#233; et la validation des examens sont les conditions sine qua non de son obtention. Les r&#233;sultats pourront ouvrir droit &#224; une bourse d'excellence pour les deux ann&#233;es suppl&#233;mentaires que compte le baccalaur&#233;at canonique.
Valeur pour trois ans : 10000 &#8364;&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;&lt;a href=&quot;#haut_page&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.theolarge.fr/local/cache-vignettes/L9xH9/haut-812b5.gif&quot; title=&quot;Revenir en haut de la page&quot; width='9' height='9' style='height:9px;width:9px;' /&gt;&lt;/a&gt;&#8194; Deux bourses de second cycle de th&#233;ologie (master d'Etat et licence canonique)&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Cette bourse &#233;quivaut &#224; un maximum de deux ann&#233;es compl&#232;tes de th&#233;ologie et correspond &#224; la prise en charge int&#233;grale des frais de scolarit&#233;. L'assiduit&#233; et la validation des examens sont les conditions sine qua non de son obtention. Valeur pour deux ans : 4000 &#8364;&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;&lt;a href=&quot;#haut_page&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.theolarge.fr/local/cache-vignettes/L9xH9/haut-812b5.gif&quot; title=&quot;Revenir en haut de la page&quot; width='9' height='9' style='height:9px;width:9px;' /&gt;&lt;/a&gt;&#8194;Une bourse pour la formation de personnels de l'Enseignement Catholique &lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Cette bourse &#233;quivaut &#224; un maximum de trois ann&#233;es compl&#232;tes de th&#233;ologie et correspond &#224; la prise en charge de la moiti&#233; des frais de scolarit&#233;. L'assiduit&#233; et la validation des examens sont les conditions sine qua non de son obtention. Valeur pour trois ans : 5000 &#8364;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;D&#233;p&#244;t des dossiers&lt;/strong&gt;
Les dossiers de demandes de bourses sont &#224; adresser &#224; Fran&#231;oise Rey au secr&#233;tariat de la facult&#233; (adresse ci-dessous). Ils comporteront :&lt;/p&gt; &lt;div class='spip_document_248 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.theolarge.fr/IMG/pdf/Formulaire_de_demande_de_bourses-2.pdf&quot; type=&quot;application/pdf&quot;&gt;&lt;img src='http://www.theolarge.fr/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-eb697.png' width='52' height='52' alt='PDF - 27.7 ko' title='PDF - 27.7 ko' style='height:52px;width:52px;' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.theolarge.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; le formulaire de demande t&#233;l&#233;chargeable, &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.theolarge.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; une lettre de motivation pour suivre des &#233;tudes de th&#233;ologie justifiant notamment le recours au financement par une bourse d'&#233;tudes,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.theolarge.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; CV d&#233;taill&#233; avec photo d'identit&#233;, &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.theolarge.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; copie des dipl&#244;mes (traduction officielle) dont le baccalaur&#233;at (ou &#233;quivalent),
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.theolarge.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; une copie du passeport ou de la carte d'identit&#233; fran&#231;aise, &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.theolarge.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; une photocopie de l'avis d'imposition
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.theolarge.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; le cas &#233;ch&#233;ant, une pr&#233;sentation de la congr&#233;gation religieuse, &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.theolarge.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; une lettre de recommandation de l'institution mandante si le candidat est envoy&#233; par une institution eccl&#233;siale (lettre de recommandation de l'ordinaire pour un(e) religieux(se) et un ministre ordonn&#233;). &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.theolarge.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Pour les demandes relatives au second cycle : copie des r&#233;sultats obtenus en premier cycle et la photocopie du dipl&#244;me de premier cycle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une commission examinera chaque demande.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Date limite de d&#233;p&#244;t des dossiers : le 15 avril 2013
R&#233;ponse adress&#233;e au candidat : d&#233;but mai 2013.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Secr&#233;tariat de la facult&#233; :
Fran&#231;oise REY - 02 41 81 66 22 du lundi au vendredi : 9h30 - 12h30 / 14h30 - 16h30 (ferm&#233; le mercredi apr&#232;s-midi)
3 place Andr&#233; Leroy - BP 10808 - 49008 Angers cedex 01 Fax : (33) 02 41 81 65 49 / e-mail : theologie@uco.fr&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Recension des Actes du colloque de Tours sur les origines du christianisme</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean Riaud</dc:creator>


		<dc:subject>Patristique</dc:subject>
		<dc:subject>Sciences bibliques</dc:subject>

		<description>La crois&#233;e des chemins revisit&#233;e. Quand l' &#171; &#201;glise &#187; et la &#171; Synagogue &#187; se sont-elles distingu&#233;es ? Actes du colloque de Tours 18-19 juin 2010 publi&#233;s sous la direction de Simon C. MIMOUNI et Bernard POUDERON. Patrimoines. Juda&#239;sme antique, Paris, 2012, 388 p. 30 &#8364;. Ce volume qui rassemble les actes d'un colloque qui s'est tenu &#224; Tours les 18-19 juin 2010, &#233;tait consacr&#233;, comme le pr&#233;cise, en introduction, Simon Claude MIMOUNI, aux nouvelles perspectives ouvertes par la recherche sur l'histoire du (...)

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.theolarge.fr/local/cache-vignettes/L94xH150/arton180-fffbd.png&quot; width='94' height='150' style='height:150px;width:94px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La crois&#233;e des chemins revisit&#233;e. Quand l' &#171; &#201;glise &#187; et la &#171; Synagogue &#187; se sont-elles distingu&#233;es ?&lt;/i&gt; Actes du colloque de Tours 18-19 juin 2010 publi&#233;s sous la direction de Simon C. MIMOUNI et Bernard POUDERON. Patrimoines. Juda&#239;sme antique, Paris, 2012, 388 p. 30 &#8364;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce volume qui rassemble les actes d'un colloque qui s'est tenu &#224; Tours les 18-19 juin 2010, &#233;tait consacr&#233;, comme le pr&#233;cise, en introduction, Simon Claude MIMOUNI, aux nouvelles perspectives ouvertes par la recherche sur l'histoire du juda&#239;sme antique et par cons&#233;quence &#224; celles relatives &#224; la distinction, et non la s&#233;paration, entre christianisme et juda&#239;sme. &#171; Distinction &#187; et non &#171; s&#233;paration &#187;, car on peut se demander s'il ne convient pas plut&#244;t de parler de &#171; distinction &#187;, non pas entre christianisme et juda&#239;sme, mais entre christianisme et rabbinisme dans le cadre du juda&#239;sme qui est projet&#233; dans la revendication du &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Verus Israel&lt;/i&gt;, laquelle est propre &#224; tous les conflits &#233;clatant entre diverses tendances id&#233;ologiques isra&#233;lites.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La premi&#232;re communication d'Ariana DESTO-MAURO PESCE (&#171; From Jesus Movement to Christianity : A model for the Interpretation. Cohabitation and Separation of Jews and Christians &#187;) fait clairement appara&#238;tre que jusqu'aux environs du IIe si&#232;cle, les groupes des croyants en J&#233;sus &#233;taient dans une certaine mesure des sous-groupes des communaut&#233;s juives. Ils poss&#233;daient, bien s&#251;r, des caract&#232;res distinctifs, mais ne formaient pas v&#233;ritablement des groupes s&#233;par&#233;s. Pendant les deux premiers si&#232;cles, entre croyants en J&#233;sus et juifs, existaient des liens profonds, mais aussi des fronti&#232;res. Ce n'est qu'&#224; partir de la fin du IIe si&#232;cle que ces fronti&#232;res devinrent plus marqu&#233;es. Le processus d'une distinction progressive co&#239;ncidera avec la construction d'&#233;difices de cultes qui sont identifiables comme chr&#233;tiens, avec aussi la naissance d'une &#233;pigraphie fun&#233;raire qui poss&#232;de certains traits chr&#233;tiens. C'est seulement dans la seconde moiti&#233; du IVe si&#232;cle que les fronti&#232;res deviennent plus fortes, sans qu'&#233;changes et participation dans la vie quotidienne et les conceptions religieuses cessent entre chr&#233;tiens et juifs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est sur un cas pr&#233;cis, la communaut&#233; des juifs chr&#233;tiens que l'on devine derri&#232;re l'&#233;vangile de Matthieu, que Daniel MARGUERAT (L'&#233;vangile de Matthieu et le juda&#239;sme : un conflit de fr&#232;res ennemis &#187;) &#233;tudie le processus de s&#233;paration entre chr&#233;tiens et juifs au Ier si&#232;cle. Le cas est int&#233;ressant, car la lecture de l'&#233;vangile de Matthieu nous met en pr&#233;sence d'un jud&#233;o-christianisme qui lutte pour sa l&#233;gitimit&#233; dans les m&#234;mes cat&#233;gories de pens&#233;e, avec les m&#234;mes moyens th&#233;oriques que les autres sectes du juda&#239;sme du second Temple. La rivalit&#233; qui se noue entre le juda&#239;sme pharisien et le jud&#233;o-christianisme de Matthieu ne met pas aux prises deux entit&#233;s h&#233;t&#233;rog&#232;nes l'une &#224; l'autre, mais deux fr&#232;res ennemis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bernard POUDERON (&#171; Juda&#239;sme et h&#233;r&#233;sie : &#233;tude sur les th&#232;mes de l'exclusion chez les &#233;crivains chr&#233;tiens du IIe si&#232;cle &#187;) interroge les t&#233;moignages patristiques du IIe si&#232;cle, mis en parall&#232;le avec ceux issus de la litt&#233;rature dite pa&#239;enne. Il part d'un constat celui que la pol&#233;mique entre chr&#233;tiens et juifs, ou entre chr&#233;tiens et gnostiques, s'est montr&#233;e plus virulente que celle men&#233;e par les m&#234;mes contre le paganisme. Gr&#226;ce &#224; la lecture que notre auteur fait des textes patristiques, nous d&#233;couvrons comment les juifs, c'est-&#224;-dire l'ensemble de ceux qui se consid&#232;rent comme les h&#233;ritiers l&#233;gitimes du peuple que Mo&#239;se a lib&#233;r&#233; et &#224; qui il a donn&#233; la Loi et les chr&#233;tiens se sont sentis &#171; fr&#232;res &#187; les uns des autres	, et comment ce sentiment de fraternit&#233; s'est m&#234;l&#233; &#224; la volont&#233; d'exclusion. L'&#233;l&#233;ment de comparaison dans les relations nou&#233;es entre chr&#233;tiens et gnostiques, &#224; la fois sur le plan du vocabulaire et sur celui de la parent&#233; et de la th&#233;matique de l'exclusion est particuli&#232;rement &#233;clairant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Birkat hamminim&lt;/i&gt; a &#233;t&#233; longtemps regard&#233;e comme une mal&#233;diction &#224; l'&#233;gard des chr&#233;tiens dans les synagogues palestiniennes. Certains soutenaient son existence pr&#233;coce : selon eux, dans le dernier tiers d&#233;j&#224; du Ier si&#232;cle, les chr&#233;tiens &#233;taient clairement d&#233;finis par opposition aux juifs et encouraient, &#224; ce titre, une mal&#233;diction dans l' &#171; ancienne synagogue &#187;. Partant du constat que, ces trois derni&#232;res d&#233;cennies, la preuve d'une telle mal&#233;diction a &#233;t&#233; fortement remise en question par diff&#233;rents chercheurs, Daniel BOYARIN (&#171; Once again &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Birkat Hamminim&lt;/i&gt; revisited &#187;) qui conteste l'hypoth&#232;se r&#233;cemment formul&#233;e d'une &#171; mal&#233;diction des h&#233;r&#233;tiques &#187; comme arri&#232;re-plan de l'&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;aposynag&#244;gos&lt;/i&gt; &#233;voqu&#233;e dans l'&#233;vangile de Jean, d&#233;montre que les preuves d'une telle mal&#233;diction sont quasi nulles avant le IIIe si&#232;cle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Edmondo LUPIERI (&#171; What Parting of Which Ways ? The Gospel of Matthew as a Study Case &#187;) voit dans les derni&#232;res pages de l'&#233;vangile de Matthieu un &#171; manifeste &#187; d&#233;finissant l'identit&#233; des communaut&#233;s dont les membres acceptaient les enseignements de l'ap&#244;tre. Il s'interroge sur le v&#233;ritable objet de la confrontation entre les groupes et sur l'importance du conflit avec des opposants ext&#233;rieurs dans les d&#233;bats internes que l'on per&#231;oit dans l'&#233;vangile.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est &#224; une &#233;tude comparative des r&#233;cits et des traditions de la Passion de J&#233;sus - apocryphes et canoniques, anciens et tardifs, chr&#233;tiens de tout bord et juifs que se livre Pierluigi PIOVANELLI (&#171; De l'usage pol&#233;mique des r&#233;cits de la Passion, ou l&#224; o&#249; les chemins qui auraient d&#251; se s&#233;parer ont fini par se superposer &#187;). Son &#233;tude fait clairement ressortir dans toute leur complexit&#233;, les clivages existants entre les diff&#233;rents groupes en pr&#233;sence : les jud&#233;o-chr&#233;tiens, aux prises avec la majorit&#233; &#171; rabbinique &#187; ou plus &#233;loign&#233;s (les &#171; gnostiques &#187;, en conflit avec les &#171; proto-orthodoxes) de leurs racines juives.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jos&#233; COSTA (&#171; Le marqueur identitaire de la circoncision chez les rabbins de l'Antiquit&#233; &#187;) concentre son &#233;tude sur la question du lien entre circoncision et identit&#233;. La conception rabbinique de la circoncision a connu, selon, J.COSTA, deux grands tournants. Le premier se situe apr&#232;s la guerre de Bar Kokhba et il est fondamentalement halakhique. Les &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;tanna&#180;im&lt;/i&gt; prennent &#224; cette &#233;poque un certain nombre de mesures qui donnent &#224; la circoncision rabbinique un nouveau visage. Le deuxi&#232;me tournant, plus difficile &#224; situer dans le temps, peut &#234;tre dat&#233; aux VIIIe -IXe si&#232;cles. Il a un caract&#232;re plut&#244;t aggadique et il consiste en une valorisation de la circoncision comme versement de sang. L'explication que propose J. Costa de ces deux tournants est d'ordre identitaire et elle rel&#232;ve tr&#232;s pr&#233;cis&#233;ment de la dimension interne de l'identit&#233;, c'est-&#224;-dire la relation des juifs rabbiniques avec les autres juifs, notamment les juifs hell&#233;nis&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; La Bible, un canon partag&#233; ou des canons s&#233;par&#233;s ? &#187;. Gilles DORIVAL r&#233;pond &#224; cette question en montrant que les livres communs aux juifs et aux chr&#233;tiens sont organis&#233;s de mani&#232;re diff&#233;rente dans les deux groupes religieux : le canon est tripartite dans le premier cas et comporte trois ordres : &#171; la Loi et les Proph&#232;tes et les &#201;crits &#187; ; il est bi-d&#233;fini dans le second cas, &#171; la Loi et les proph&#232;tes &#187;. Le premier canon affirme la supr&#233;matie de la Loi et est hi&#233;rarchis&#233; : les Proph&#232;tes confirment la Loi et sont &#224; leur tour redoubl&#233;s par les &#201;crits. Le second canon traite sur le m&#234;me plan la Loi et les Proph&#232;tes. D'o&#249; l'utilisation tr&#232;s diff&#233;rente des livres communs. Derri&#232;re ces canons s&#233;par&#233;s, on atteint des &#233;l&#233;ments bibliques partag&#233;s. Le canon partag&#233; semble &#234;tre la r&#232;gle jusqu'&#224; la Mishna, vers 200. C'est le d&#233;but du &#171; parting of the ways &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Claire CLIVAZ (Jacob and Jesus in Alexandria as a Test-Case : &#8220;The Eldest Angel&#8221; and &#8220;the Mystic Angel&#8221; &#187; constatant que, dans les d&#233;bats sur la &#171; crois&#233;e des chemins &#187;, on a recours &#224; la g&#233;n&#233;alogie et plus particuli&#232;rement &#224; la chronologie pour affirmer les identit&#233;s, s'int&#233;resse &#224; la figure de Jacob, &#224; ses comparaisons et &#224; ses parall&#232;les avec J&#233;sus. Elle nous fait d&#233;couvrir que les sources chr&#233;tiennes pr&#233;-orthodoxes ont &#233;vit&#233; d'&#233;voquer Gn 32 jusqu'&#224; ce que la th&#233;ologie du Logos soit suffisamment &#233;tablie dans le christianisme primitif pour rendre possible l'identification entre J&#233;sus et l'Ange.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Annette YOSHIKO REED (&#171; Parting Ways over Blood and Water ? Beyond &#171; Judaism &#187; and &#171; Christianity &#187; in the Roman Near East &#187;) qui prend acte du caract&#232;re progressif du processus de &#171; s&#233;paration &#187; ou &#171; distinction &#187; que nombre de chercheurs sugg&#232;rent, s'interroge sur la possibilit&#233; d'entrevoir les autres moyens par lesquels juifs et chr&#233;tiens de l'Antiquit&#233; tardive ont distingu&#233; leurs identit&#233;s. Pour r&#233;pondre &#224; cette interrogation, elle examine l'interaction dynamique entre les cultures locales et les discours de mondialisation alors &#224; l'&#339;uvre dans le Proche-Orient romain. Les cultures locales de la r&#233;gion ont contribu&#233; &#224; fa&#231;onner des cat&#233;gories telles que &#171; juda&#239;sme &#187; et &#171; christianisme &#187; qui ont gagn&#233; ensuite tout l'Empire romain. En finale, elle porte une attention particuli&#232;re aux d&#233;bats sur la puret&#233; rituelle, le sang et l'eau dans la Mishna, la didascalie des ap&#244;tres et les Hom&#233;lies pseudo-cl&#233;mentines.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est &#224; travers la notion de &#171; d&#233;placement &#187; qu'Elian CUVILLIER (&#171; Le paradigme du &#171; d&#233;placement &#187; dans le processus de s&#233;paration entre l'&#233;vangile de Matthieu et le juda&#239;sme du Ier si&#232;cle) tente de rendre compte du ph&#233;nom&#232;ne historique de s&#233;paration entre la communaut&#233; matth&#233;enne et le juda&#239;sme. Par ce terme de &#171; d&#233;placement &#187;, l'auteur d&#233;signe un changement progressif de paradigme &#224; l'int&#233;rieur d'un espace de croyance reconnu et assum&#233;, au d&#233;part, comme l&#233;gitime. La possibilit&#233; d'un tel d&#233;placement se fonde sur deux &#233;l&#233;ments li&#233;s l'un &#224; l'autre : l'adh&#233;sion au cadre de croyance et des &#233;carts plus ou moins importants avec ce cadre. Ce ph&#233;nom&#232;ne est illustr&#233; &#224; travers trois exemples pris dans l'&#233;vangile de Matthieu : l'articulation de Torah et messianisme ; la tension entre particularisme et universalisme ; l'utilisation du langage parabolique dans la pr&#233;dication du J&#233;sus matth&#233;en.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour S&#233;bastien MORLET (&#171; Le &#171; reste d'Isra&#235;l &#187; selon Eus&#232;be de C&#233;sar&#233;e : th&#233;ologie, ex&#233;g&#232;se et histoire d'une cat&#233;gorie frontali&#232;re &#187;), Eus&#232;be est le premier auteur &#224; accorder une place importante aux chr&#233;tiens d'origine juive, qu'il appelle &#171; le reste d'Isra&#235;l &#187;, identifi&#233; aux premiers disciples de J&#233;sus. Le reste fut &#224; la fois le d&#233;positaire de l'antique pi&#233;t&#233; des patriarches (l'ensemble du peuple juif ayant, lui sombr&#233; dans l'impi&#233;t&#233;), et le cha&#238;non qui op&#233;ra &#171; la vocation des nations &#187; en transmettant aux non-juifs la pi&#233;t&#233; et l'&#233;lection des premiers patriarches.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L' &#171; arianisme &#187; n'a pas cess&#233; de passer pour le comble de l'h&#233;r&#233;sie et a souvent &#233;t&#233; associ&#233; &#224; des tendances juda&#239;santes. Alain LE BOULLUEC (&#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Arius judaizans ?&lt;/i&gt; Crise de mutation et signe de s&#233;paration ? &#187; s'assigne pour t&#226;che de voir comment le grief de &#171; juda&#239;ser &#187; formul&#233; au IVe si&#232;cle par les adversaires d'Arius et des &#171; ariens &#187; correspond &#224; une &#233;tape cruciale dans le processus de distinction entre christianisme et juda&#239;sme. Pour ce faire, il examine les &#233;crits d'Athanase. Le choix fait par celui-ci de comparer les &#171; ariens &#187; aux juifs en raison de similitudes doctrinales tout d'abord, selon une coutume ancienne dans le combat contre certains des chr&#233;tiens condamn&#233;s pour h&#233;r&#233;sie, jusqu'&#224; faire des &#171; ariens &#187; &#171; les juifs d'aujourd'hui &#187;, a eu des effets nouveaux et durables sur la distinction entre christianisme et juda&#239;sme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Robert Michael EDWARDS (&#171; Jewish Christianity Revisited : The Jewish Christian Background of the &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;First Apocalypse of James&lt;/i&gt; (NHC V, 3 ; AMC 2) &#187; propose une lecture de la &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Premi&#232;re Apocalypse de Jacques&lt;/i&gt; qui nous fournit une riche repr&#233;sentation du syncr&#233;tisme religieux dans l'Antiquit&#233; tardive. L'auteur de cette apocalypse fait usage des traditions apocryphes chr&#233;tiennes et pseud&#233;pigraphes juives. Ces traditions ont &#233;t&#233; combin&#233;es pour cr&#233;er un r&#233;cit syncr&#233;tique qui a &#233;t&#233; repris dans un contexte chr&#233;tien valentinien au IVe si&#232;cle. C'est la preuve de la poursuite des &#233;changes entre christianisme et juda&#239;sme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dominique C&#212;TE (&#171; Le probl&#232;me de l'identit&#233; religieuse dans la Syrie du IVe si&#232;cle. Le cas des &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Pseudo-Cl&#233;mentines&lt;/i&gt; et de l4&lt;i&gt;Adversus Judaeos&lt;/i&gt; de saint Jean Chrysostome &#187;) relie les huit sermons de Jean Chrysostome regroup&#233;s sous le titre &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Adversus Judaeos&lt;/i&gt;, prononc&#233;s &#224; Antioche en 386-387, charges virulentes contre les juifs et les juda&#239;sants d'Antioche, au roman pseudo-cl&#233;mentin, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Hom&#233;lies&lt;/i&gt; et &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Reconnaissances&lt;/i&gt;, r&#233;dig&#233;es en grec, probablement dans la r&#233;gion d'Antioche, au milieu du IVe si&#232;cle. L'&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Adversus Judaoeos&lt;/i&gt; permet de mieux situer les &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Pseudo-Cl&#233;mentines&lt;/i&gt; dans le contexte identitaire et religieux de la Syrie du IVe si&#232;cle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme le fait remarquer Michel-Yves PERRIN dans sa conclusion &#171; Lattet dolus in generalibus ! &#187;, les r&#233;cents renouvellements des perspectives sur les rapports entre juifs et chr&#233;tiens, sur les origines du christianisme en tant que religion distincte du juda&#239;sme dans les premiers si&#232;cles de notre &#232;re sont &#233;vidents. Les diff&#233;rentes contributions de ce volume, accompagn&#233;e chacune d'une bibliographie exhaustive, reprennent cette question de la s&#233;paration, examinent quand et comment s'est effectu&#233; ce qui, selon Simon C. MIMOUNI, para&#238;t &#234;tre plus une &#171; distinction &#187; qu'une &#171; s&#233;paration &#187;, depuis les origines, en l'occurrence l'&#233;vangile selon Matthieu, jusqu'&#224; la fin du IVe si&#232;cle. Les lecteurs qui s'int&#233;ressent aux origines du christianisme, trouveront dans ce volume une solide et stimulante information.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Quand les derniers t&#233;moins auront disparu&#8230;</title>
		<link>http://www.theolarge.fr/spip.php?article179</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.theolarge.fr/spip.php?article179</guid>
		<dc:date>2012-11-29T08:44:30Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Thomas Alferi</dc:creator>



		<description>Article originellement publi&#233; dans la Revue fribourgeoise de Th&#233;ologie et Philosophie FZPhTh 59 (2012). Aujourd'hui, une question hante les soci&#233;t&#233;s de l'apr&#232;s&#8208;guerre : Comment transmettre avec efficacit&#233; le t&#233;moignage de certains &#233;v&#233;nements historiques (Shoa, Seconde guerre mondiale, R&#233;sistance&#8230;) de sorte que leur rayonnement moral puisse se maintenir ? On note une pr&#233;occupation parall&#232;le dans la r&#233;flexion th&#233;ologique. Car, pour la foi jud&#233;o&#8208;chr&#233;tienne le t&#233;moin constitue la figure humaine qui communique, (...)

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&lt;a href="http://www.theolarge.fr/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;Th&#233;ologie fondamentale&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.theolarge.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton179-6eb05.jpg&quot; width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Article originellement publi&#233; dans &lt;a href=&quot;http://www.unifr.ch/fzphth/fr/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;la Revue fribourgeoise de Th&#233;ologie et Philosophie&lt;/a&gt; FZPhTh 59 (2012).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Aujourd'hui, une question hante les soci&#233;t&#233;s de l'apr&#232;s&#8208;guerre : Comment
transmettre avec efficacit&#233; le t&#233;moignage de certains &#233;v&#233;nements historiques
(Shoa, Seconde guerre mondiale, R&#233;sistance&#8230;) de sorte que leur rayonnement
moral puisse se maintenir ? On note une pr&#233;occupation parall&#232;le dans
la r&#233;flexion th&#233;ologique. Car, pour la foi jud&#233;o&#8208;chr&#233;tienne le t&#233;moin constitue
la figure humaine qui communique, voire fait transpara&#238;tre la parole de
Dieu tout au long de l'histoire. A ce sujet, l'article r&#233;unira les &#233;l&#233;ments bibliques
majeurs. Finalement, l'auteur &#233;tablira que politique et th&#233;ologie ont
une t&#226;che commune : penser la communication efficace du t&#233;moignage au sein du cercle herm&#233;neutique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;T&#233;l&#233;charger l'article en entier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class='spip_document_242 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.theolarge.fr/IMG/pdf/Quand.pdf&quot; type=&quot;application/pdf&quot;&gt;&lt;img src='http://www.theolarge.fr/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-eb697.png' width='52' height='52' alt='PDF - 329.2 ko' title='PDF - 329.2 ko' style='height:52px;width:52px;' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Recension de la traduction du Roman d'Alexandre de Julius Val&#232;re</title>
		<link>http://www.theolarge.fr/spip.php?article178</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.theolarge.fr/spip.php?article178</guid>
		<dc:date>2012-11-16T11:22:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean Riaud</dc:creator>



		<description>La prestigieuse collection &#171; Recherches sur les Rh&#233;toriques Religieuses &#187; (&#171; RRR &#187;) a accueilli l'ouvrage de Jean-Pierre Callu sur le Roman d'Alexandre. L'essentiel du volume, impeccablement pr&#233;sent&#233;, est constitu&#233; par l'Histoire d'Alexandre de Mac&#233;doine de Julius Val&#232;re en trois livres, datable des ann&#233;es 360-380 apr&#232;s J.-C. Cette Histoire qui n'avait jamais &#233;t&#233; traduite, est donn&#233;e ici en latin (d'apr&#232;s l'&#233;dition Teubner de M. Rosellini) et en fran&#231;ais, avec un commentaire. Heureuse initiative : en (...)

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&lt;a href="http://www.theolarge.fr/spip.php?rubrique10" rel="directory"&gt;Philosophie antique et m&#233;di&#233;vale&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.theolarge.fr/local/cache-vignettes/L100xH150/arton178-4ac0f.jpg&quot; width='100' height='150' style='height:150px;width:100px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La prestigieuse collection &#171; Recherches sur les Rh&#233;toriques Religieuses &#187; (&#171; RRR &#187;) a accueilli l'ouvrage de Jean-Pierre Callu sur le Roman d'Alexandre. L'essentiel du volume, impeccablement pr&#233;sent&#233;, est constitu&#233; par l'&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Histoire d'Alexandre de Mac&#233;doine&lt;/i&gt; de Julius Val&#232;re en trois livres, datable des ann&#233;es 360-380 apr&#232;s J.-C. Cette &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Histoire&lt;/i&gt; qui n'avait jamais &#233;t&#233; traduite, est donn&#233;e ici en latin (d'apr&#232;s l'&#233;dition Teubner de M. Rosellini) et en fran&#231;ais, avec un commentaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Heureuse initiative : en compl&#233;ment du texte, de la traduction, des &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Res gestae&lt;/i&gt;, quatre annexes pr&#233;sentent quatre composantes du &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;corpus&lt;/i&gt; alexandrin : la premi&#232;re est vou&#233;e &#224; L'&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Itin&#233;raire d'Alexandre&lt;/i&gt;, &#339;uvre initiale de Julius Val&#232;re, centr&#233;e sur les op&#233;rations militaires, con&#231;ue dans une perspective historique en abr&#233;geant Arrien, peut avoir &#233;t&#233; compos&#233;e ant&#233;rieurement &#224; l'&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Histoire&lt;/i&gt;, vers 340 ; dans la seconde et la troisi&#232;me sont transcrits deux opuscules &#233;galement historiques, aux origines de beaucoup ant&#233;rieures &#224; la constitution du &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Roman] de langue grecque : L'&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#201;pitom&#233; de l'histoire d'Alexandre le Grand de Mac&#233;doine&lt;/i&gt; et le &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Livre de la mort et du testament d'Alexandre&lt;/i&gt; ; enfin, en quatri&#232;me lieu, la &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre d'Alexandre de Mac&#233;doine &#224; son ma&#238;tre Aristote&lt;/i&gt;. La &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre&lt;/i&gt; except&#233;e, les trois opuscules sont, eux aussi, traduits pour la premi&#232;re fois. On ne saurait trop remercier J.-P Callu et les &#201;ditions Brepols de nous offrir un corpus complet et coh&#233;rent, illustrant la mani&#232;re dont la geste d'Alexandre fut re&#231;ue et remani&#233;e dans la civilisation romaine au IVe si&#232;cle de notre &#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans l'introduction (p. 5-37), le &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Roman&lt;/i&gt; est situ&#233; par rapport &#224; la compl&#233;mentarit&#233; de l'&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Itin&#233;raire&lt;/i&gt; et au substrat qu'il adopte. L'&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Itin&#233;raire&lt;/i&gt; a pr&#233;f&#233;r&#233; un d&#233;veloppement des faits remontant, par Arrien, &#224; Ptol&#233;m&#233;e. Au contraire, le &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Roman&lt;/i&gt; porte &#224; l'extr&#234;me les &#233;carts de l'&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Histoire d'Alexandre&lt;/i&gt; de Clitarque d'Alexandrie : transformation du protagoniste, inversion de la chronologie, suppression d'&#233;v&#233;nements importants au b&#233;n&#233;fice de virtualit&#233;s ou d'excroissances, resserrement du r&#233;cit contrastant avec la dilatation du discours et l'&#233;change &#233;pistolaire. Ceci se comprend si, apr&#232;s avoir en 310 satisfait aux exigences de l'&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;historicum officium&lt;/i&gt;, Julius Val&#232;re, dans les d&#233;cennies suivantes et, de toute fa&#231;on, bien avant les d&#233;buts du Ve, auteur unique des deux &#339;uvres, ait c&#233;d&#233; au plaisir de la &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;mythistoria&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les pages suivantes offrent une analyse du &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Roman&lt;/i&gt;. Celles qui sont consacr&#233;es au pharaon Nectan&#233;bo, l'amant d'Olympias, m&#232;re d'Alexandre, qui occupe une place si importante dans le prologue du &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Roman&lt;/i&gt;, sont particuli&#232;rement &#233;clairantes ; elles expliquent sa pr&#233;sence et son activit&#233; et, surtout, sa v&#233;ritable identit&#233;. Il appara&#238;t comme un mage usant de l'&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;ars magica&lt;/i&gt;, puis comme exer&#231;ant l'astrologie, connaisseur du mouvement des &#233;toiles, du zodiaque, des plan&#232;tes. Il calcule les th&#232;mes astraux et en d&#233;duit des conclusions pratiques favorables &#224; l'eug&#233;nisme ou &#224; ses int&#233;r&#234;ts ; il peut ainsi pr&#233;voir l'avenir, soit la destin&#233;e de chacun. Ces colorations magiques et divinatoires ne sont qu'un faux reflet. Au fil de la narration, on se rend compte que s'est produite, au lieu d'une mascarade malhonn&#234;te, une hi&#233;rogamie v&#233;ritable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La sagacit&#233; et l'&#233;rudition de J.-P. Callu nous offrent un guide exceptionnel pour aborder ces textes difficiles, qui, sous de fausses apparences de na&#239;vet&#233;, posent de redoutables probl&#232;mes de compr&#233;hension et d'interpr&#233;tation. Mais la traduction et le commentaire nous aident &#224; nous abandonner au plaisir de la lecture, en particulier en d&#233;couvrant les trois livres des Julius Val&#232;re. Cette &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Histoire d'Alexandre de Mac&#233;doine&lt;/i&gt; est d'abord un roman, et un excellent roman. Elle repose sur des informations historiques, se d&#233;veloppe en r&#233;cit de formation, de voyage, d'aventure et d'amour.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais, en plus du plaisir que procure la lecture, nous d&#233;couvrons comment l'esprit romain r&#233;fl&#233;chit au mod&#232;le de la royaut&#233;, comment, au Bas-Empire, on envisageait la t&#226;che politique et militaire de celui qui fut le ma&#238;tre du monde, et que tant de souverains tent&#232;rent d'imiter. Mais on ne manquera pas de remarquer qu'Alexandre fut loin d'&#234;tre un mod&#232;le en tout. Il convient, pensait-on, de se garder de ses erreurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ir&#233;n&#233;e de Lyon, un guide pour l'ann&#233;e de la foi</title>
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		<guid isPermaLink="true">http://www.theolarge.fr/spip.php?article177</guid>
		<dc:date>2012-11-16T10:58:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie-Laure Chaieb</dc:creator>



		<description>Le 11 octobre dernier s'est ouverte l'Ann&#233;e de la foi promulgu&#233;e par le motu proprio de Benoit XVI , La porte de la foi. Cette ann&#233;e de la foi a pour but de &#171; red&#233;couvrir le chemin de la foi pour mettre en lumi&#232;re de fa&#231;on toujours plus &#233;vidente la joie et l'enthousiasme renouvel&#233; de la rencontre avec le Christ. &#187; (PF 1). &#171; L'Ann&#233;e de la foi est une invitation &#224; une conversion authentique et renouvel&#233;e au Seigneur &#187; (PF 6). Qui dit renouvellement, dit &#171; retour aux sources &#187; : ce retour aux sources peut &#234;tre (...)

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&lt;a href="http://www.theolarge.fr/spip.php?rubrique12" rel="directory"&gt;Th&#233;ologie pratique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.theolarge.fr/local/cache-vignettes/L149xH150/arton177-d0eba.jpg&quot; width='149' height='150' style='height:150px;width:149px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 11 octobre dernier s'est ouverte l'Ann&#233;e de la foi promulgu&#233;e par le motu proprio de Benoit XVI , &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La porte de la foi&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette ann&#233;e de la foi a pour but de &#171; red&#233;couvrir le chemin de la foi pour mettre en lumi&#232;re de fa&#231;on toujours plus &#233;vidente la joie et l'enthousiasme renouvel&#233; de la rencontre avec le Christ. &#187; (PF 1). &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;L'Ann&#233;e de la foi&lt;/i&gt; est une invitation &#224; une conversion authentique et renouvel&#233;e au Seigneur &#187; (PF 6). Qui dit renouvellement, dit &#171; retour aux sources &#187; : ce retour aux sources peut &#234;tre individuel (re-choisir la foi de son bapt&#234;me) ou bien eccl&#233;sial (renouveler les communaut&#233;s dans les grande intuitions du concile Vatican II dont c'est l'anniversaire). Beno&#238;t XVI exprime &#233;galement une autre dimension, qui peut ouvrir des perspectives de recherche de type historique et th&#233;ologique au n&#176; 13 de la PF : &#171; Il sera d&#233;cisif au cours de cette Ann&#233;e de parcourir de nouveau l'histoire de notre foi &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Choisir les P&#232;res de l'Eglise pour guide pour parcourir de nouveau l'histoire de la foi est d'autant plus naturel qu'on les appelle aussi les &#171; P&#232;res dans la foi &#187;. Les &#233;tudier permet de nous remettre dans la perspective des origines : prendre du recul par rapport &#224; nos habitudes et &#224; nos r&#233;flexes pour se replonger dans le temps o&#249; rien n'&#233;tait encore construit. Revisiter le temps des fondations, replonger gr&#226;ce &#224; eux au temps des intuitions fondamentales, des germes d&#233;cisifs, des commencements. Ces P&#232;res, &#233;crivains chr&#233;tiens de l'antiquit&#233; qui ont particip&#233; &#224; l'&#233;laboration de la doctrine, de la rencontre de l'Evangile avec les cultures et des m&#233;thodes th&#233;ologiques, sont des centaines. Un seul retiendra notre attention : il s'agit d'Ir&#233;n&#233;e de Lyon&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourquoi lui ? Ir&#233;n&#233;e est n&#233; &#224; Smyrne en Asie Mineure. Il est un disciple de Polycarpe, lui-m&#234;me disciple de l'ap&#244;tre Jean. Pour des raisons qui nous sont inconnues, Ir&#233;n&#233;e quitte ensuite Smyrne et nous retrouvons sa trace &#224; Lyon, avec d'autres asiates, au moment de la pers&#233;cution de la communaut&#233; chr&#233;tienne sous Marc-Aur&#232;le en 177. D'apr&#232;s l'historien du IV&#232; Eus&#232;be de C&#233;sar&#233;e, c'est Ir&#233;n&#233;e qui aurait &#233;t&#233; envoy&#233; &#224; Rome pour porter au pape Eleuth&#232;re la lettre des rescap&#233;s racontant cette pers&#233;cution : Ir&#233;n&#233;e est alors pr&#233;sent&#233; comme &#171; d&#233;j&#224; pr&#234;tre de la chr&#233;tient&#233; de Lyon &#187; (HE V, 4, 1). Mais &#224; son retour, l&#8216;&#233;v&#234;que Pothin, premier &#233;v&#234;que de Lyon tr&#232;s &#226;g&#233;, ayant succomb&#233; aux tortures de la pers&#233;cution, Ir&#233;n&#233;e lui succ&#232;de. Eus&#232;be pr&#233;cise plus loin dans son r&#233;cit qu'Ir&#233;n&#233;e &#233;crit alors &#171; au nom des fr&#232;res qu'il dirigeait en Gaule &#187;. L'&#233;piscopat d'Ir&#233;n&#233;e ne sera pas de tout repos : non seulement la pers&#233;cution romaine est toujours latente, mais voici que des divisions internes risquent de d&#233;chirer les communaut&#233;s de l'int&#233;rieur. Arrivant d'Egypte via Rome, des groupes d&#233;viants appel&#233;s gnostiques remontent la vall&#233;e du Rh&#244;ne et s&#232;ment le doute dans les communaut&#233;s en propageant une doctrine qu'ils pr&#233;sentent comme le fin mot de la r&#233;v&#233;lation : &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;la gnose&lt;/i&gt;, (en grec : la connaissance). Ir&#233;n&#233;e per&#231;oit vite le danger de leur pr&#233;dication mais pour se lancer dans la r&#233;futation, il prend le temps de recueillir le maximum d'informations et de se renseigner autant que possible. C'est le fruit de son enqu&#234;te puis sa r&#233;futation qu'il met en forme dans la &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Mise en lumi&#232;re et r&#233;futation de la pr&#233;tendue gnose&lt;/i&gt; (titre qu'il donne en AH IV, Pr. 1 : &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;de detectione et eversione falsae cognitis&lt;/i&gt; &#187; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Eus&#232;be de C&#233;sar&#233;e plus tard donnera une version abr&#233;g&#233;e du titre en l'appelant (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourquoi s'int&#233;resser &#224; cette &#339;uvre aujourd'hui ? C'est que son objectif est justement de pr&#233;server et de transmettre &#171; la foi qui vient des ap&#244;tres &#187;, contre le danger gnostique. Les gnostiques en effet conservaient les Ecritures et pratiquement tout le vocabulaire chr&#233;tien, mais en lui donnant un sens tout &#224; fait &#233;tranger ; certains m&#234;me conservaient les rites mais en adaptant leur signification &#224; leur propre doctrine. Le danger &#233;tait d'autant plus grand aux yeux d'Ir&#233;n&#233;e que les fid&#232;les risquaient d'&#234;tre plus facilement tromp&#233;s. Ainsi, en parcourant son &#339;uvre, nous avons sous les yeux la premi&#232;re argumentation th&#233;ologique entre 180 et 200 concernant la foi (son contenu, son processus, ses cons&#233;quences pour la vie&#8230;). Il ne s'agit pas d'un trait&#233; sur la foi, d&#233;monstratif et argument&#233; mais d'une r&#233;flexion sur ce qu'est la foi dans la grande Eglise &#224; partir de la r&#233;futation de la dissonance que repr&#233;sente pour Ir&#233;n&#233;e le courant gnostique. Il faut donc reconstituer au fil de l'&#339;uvre ce qu'il en pense et, en mettant l'un &#224; c&#244;t&#233; de l'autre les moments o&#249; il en parle, reconstituer comme la mosa&#239;que de sa r&#233;flexion sur ce sujet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qu'est-ce que la foi pour Ir&#233;n&#233;e ? C'est &#224; la d&#233;couverte de cette mosa&#239;que que je vous convie maintenant, et comme une mosa&#239;que se compose de l'agencement harmonieux de multiples tesselles, je vous propose d'isoler ces tesselles pour les remettre ensuite en perspective les unes par rapport aux autres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;T&#233;l&#233;charger tout l'article&lt;/p&gt; &lt;div class='spip_document_241 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.theolarge.fr/IMG/pdf/Irenee.pdf&quot; type=&quot;application/pdf&quot;&gt;&lt;img src='http://www.theolarge.fr/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-eb697.png' width='52' height='52' alt='PDF - 65.6 ko' title='PDF - 65.6 ko' style='height:52px;width:52px;' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] Eus&#232;be de C&#233;sar&#233;e plus tard donnera une version abr&#233;g&#233;e du titre en l'appelant &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Pros tas aireseis (Contre les H&#233;r&#233;sies)&lt;/i&gt; en HE II, 13 ; ce titre sera repris en latin par J&#233;r&#244;me en &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;De viris illustribus&lt;/i&gt;, 24, consacrant ainsi le titre &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Adversus Haereses&lt;/i&gt; (abr&#233;g&#233; en AH)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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