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difficile Les processus à l’œuvre dans l’institution ecclésiale

24 avril 2008| Rémi Chéno

Comment penser les processus à l’œuvre dans l’institution ecclésiale et les renouveaux dont elle pourrait être capable ? Pour tenter une réponse, il nous semble qu’on doive s’intéresser à la cybernétique et à la théorie des systèmes.

Comment penser les processus à l’œuvre dans l’institution ecclésiale et les renouveaux dont elle pourrait être capable ? Pour tenter une réponse, il nous semble qu’on doive s’intéresser à la cybernétique et à la théorie des systèmes [1].

Un système, c’est-à-dire tout construit social organisé, peut se présenter comme un système finalisant (ou bien système intentionnel, en anglais : purposeful system) ou comme un système finalisé (goal seeking system). Tandis qu’un système finalisé recherche une stabilité structurelle dans la poursuite d’un but déterminé à l’avance (et ne peut donc connaître qu’un seul état d’équilibre stable, quand ce but est acquis — on parle d’homéostasie, ou bien de morphostase), le système finalisant peut connaître plusieurs plages de stabilité structurelle, il est capable d’élaborer de nouveaux buts et de modifier ses finalités (on parlera alors de morphogenèse) [2]. En sociologie comme en psychologie, on parlera alors d’autodétermination qu’on opposera à l’autonomie des systèmes finalisés. Tout en notant que cette terminologie a connu d’autres échos en théologie, on peut remarquer que certains auteurs utilisent le mot téléologie pour l’étude des systèmes intentionnels, qu’ils opposent à téléonomie pour l’étude des systèmes finalisés [3].

Il est nécessaire d’entrer un peu dans le détail de ces théories contemporaines, méconnues des théologiens. Nous le ferons en deux temps : d’abord en examinant la nouvelle rationalité à l’œuvre en cybernétique ; ensuite, à partir du travail d’Anthony Wilden, en établissant une typologie des processus à l’œuvre dans les systèmes. Nous pourrons alors vérifier que l’institution ecclésiale est traversée par ces différents processus et qu’elle est en particulier capable de morphogenèse.

 Explications causales et explication cybernétique.

Ce qui nous intéresse ici, c’est qu’avec la cybernétique, on échappe aussi bien au finalisme (qu’en théologie on identifie avec la téléologie), pour lequel il existe une cause finale de l’univers, de la nature ou de l’humanité, et au mécanisme cartésien. Finalisme et mécanisme s’appuient en fait l’un comme l’autre sur le principe de la causalité aristotélicienne [4], c’est-à-dire ultimement sur un déterminisme. À ces explications causales (dites aussi positives), la cybernétique oppose une explication « négative » selon laquelle seule une réponse appropriée aux restrictions et aux contraintes auxquelles se retrouve soumis le système peut lui permettre de survivre, de se développer ou de se reproduire. Dans le cadre de cette « explication cybernétique », les auteurs développeront l’idée d’un principe d’équifinalité (L. von Bertalanffy), ou celle d’un principe de multifinalité (A. Wilden) qu’on pourrait, en revenant aux catégories de la causalité, transcrire respectivement comme l’apparition d’effets identiques avec des causes différentes ou bien comme l’apparition d’effets différents avec des causes identiques. Mais cette transcription, d’ailleurs irrecevable en système aristotélicien (et c’est justement en cela qu’elle est parlante), est impropre : en cybernétique, les changements sont purement aléatoires, sans cause, soumis aux seules lois de la probabilité. Des restrictions s’imposent au système au cours des événements, qui sont autant de contraintes sur les possibilités d’action (comportement, fonction, processus), d’agencement (structures) ou de devenir (évolution). Finalement, on peut résumer cette explication cybernétique avec la formule souvent citée de G. Bateson : « On ne cherche pas pourquoi quelque chose s’est produit, mais quelles contraintes ont fait que n’importe quoi ne se soit pas produit [5]. »

On notera le vocabulaire utilisé par la cybernétique : on parle d’explication et non de cause. Tandis que dans la rationalité classique, on cherche à identifier les causes des phénomènes constatés, « l’explication cybernétique » cherche à déterminer les contraintes qui ont interdit telle ou telle évolution et à qualifier les processus qui ont été effectivement à l’œuvre pour mesurer l’évolution qu’ils ont produite. C’est pourquoi une typologie précise des différents processus possibles est nécessaire, que nous allons maintenant examiner.

 Morphostase et morphogenèse : une typologie.

La deuxième cybernétique s’est intéressée aux phénomènes d’émergence de nouvelles structures (cf. note 2 ci-dessus). Selon les auteurs, on parlera de morphogenèse, d’auto-organisation (W. R. Ashby), d’autopoièse (F. Varela), de nouveaux niveaux de complexité (order from noise  : H. von Foerster).

Tout processus n’entraîne pas une émergence. Anthony Wilden a élaboré une théorie précise pour rendre compte de la différence entre morphostase et morphogenèse à travers les différents articles rassemblés dans son ouvrage System and Structure [6]. Il commence par décrire l’homéostasie, qui est un processus d’état stable. Mais il reconnaît trois autres types de processus qui sont encore des morphostases [7]  : (1) une maturation, ou apprentissage dans le temps, sans changement de normes ni recodage essentiel, qu’il nomme homéorhèse, et qui correspond à un simple développement du système avec le maintien de ses structures [8] ; (2) l’émergence de nouveaux niveaux d’organisation (restructuration, renormalisation), qu’il nomme Aufhebung [9] ; (3) un changement métaphorique [10] du code sans changement essentiel de la structure, des normes ou du niveau d’organisation, qu’il nomme homéogenèse avec des codes homéomorphes ou homologues. Dans ces trois cas, le système n’évolue pas de façon complète soit parce qu’il maintient sa structure, soit parce qu’il développe et élabore des structures certes nouvelles mais qui étaient déjà programmées dans le système, soit enfin parce qu’il remplace sa structure par une structure certes nouvelle mais qui lui reste homologue. Wilden réserve le mot « émergence » (il dit aussi « événement ») aux processus de morphogenèse, qui opèrent une substitution métaphorique à un deuxième niveau (renormalisation ou restructuration essentielle).

Ce processus morphogénique (métaphore du second ordre, restructuration essentielle du code) n’existe que pour les systèmes sociaux : « Les seuls systèmes qui soient morphogéniques de nature […] sont les systèmes sociaux (et les théories qui leur sont associées […]) [11]. » Il y a alors « événement métaphorique », avec l’émergence d’une nouvelle complexité, plus grande. Dans un schéma d’interprétation difficile, il figure ce changement d’ordre de complexité selon deux plans parallèles distincts [12]. Nous le reproduisons ici, en le simplifiant. Les axes horizontaux y renvoient aux relations synchroniques (morphostase à entropie neutre : homéorhèse ou homéostase) tandis que les axes verticaux renvoient aux relations diachroniques (morphogenèse néguentropique). Le trait pointillé représente l’évolution au cours du temps d’un système, qui reste d’abord dans le plan du système de référence (morphostase), qui émerge ensuite (trait vertical) vers un nouveau plan, comme métasystème, pour de nouveau évoluer dans ce plan selon des processus morphostatiques, avant de connaître une nouvelle émergence (deuxième trait vertical). Chacun des deux plans possède un axe syntagmatique (processus de combinaison) et un axe paradigmatique (processus de sélection) entre lesquels homéostase, homéorhèse et homéogenèse s’élaborent.

On ne reproduira pas le schéma du modèle morphostatique, encore plus difficile à interpréter, qui représente l’homéostasie, l’homéorhèse et l’homéogenèse, à l’intérieur d’un même système de référence [13]. Les trajectoires homéorhétiques (qu’il nomme aussi chréodes [14]) correspondent à un développement du système selon des processus programmés, tandis que les plateaux homéostatiques, auxquels ces trajectoires aboutissent, correspondent à des états stabilisés du système. Le passage d’une trajectoire homéorhétique à une autre (et entre les deux plateaux homéostatiques qu’elles atteignent) renvoie à l’homéogenèse, figurée dans le schéma comme une recomposition du système selon l’axe de codification, mais sans en augmenter la complexité (parce que cela constituerait alors une morphogenèse).

Pour en vérifier l’intérêt, nous pouvons tenter d’appliquer cette typologie en ecclésiologie en cherchant à reconnaître des exemples de ces différents processus dans l’institution ecclésiale.

 Processus ecclésiaux morphostatiques et processus ecclésiaux morphogéniques : quelques exemples.

Les processus homéostatiques correspondent à de légères variations autour d’un état stable. On peut sans doute identifier un tel processus à l’œuvre dans l’institution baptismale [15], qui, malgré les diversités géographiques et historiques, s’est, pour l’essentiel, stabilisée assez vite.

Les processus homéorhétiques correspondent à une croissance vers un état stable, asymptotiquement parlant. Il me semble que, malgré une histoire complexe [16], l’institution de la papauté relève de cette évolution, où la figure originale d’un primat infaillible s’est progressivement affirmée.

Les processus homéogénétiques correspondent à une recomposition d’un état stable vers un autre, ou d’une chréode vers une autre (c’est-à-dire d’une trajectoire homéorhétique à une autre). L’institution se reconfigure pour retrouver une autre stabilité ou une autre dynamique. L’histoire du sacrement de la pénitence ou de la réconciliation [17] nous semble relever d’un tel processus, dans le passage de la pénitence canonique à la pénitence tarifée, et de la pénitence tarifée à la confession moderne. Il serait difficile d’affirmer une évolution linéaire (du type homéorhétique) dans cette évolution, les passages cités relèvent bien de sauts dans l’intelligence de l’institution et dans son interprétation.

Une question cruciale se pose ici : peut-on parler de morphogenèse à l’œuvre dans l’institution ecclésiale ? Il s’agit de déterminer des processus irréversibles, où une recomposition profonde s’est accomplie, qui reconfigure entièrement une institution. On peut sans doute reconnaître de tels processus dans les temps apostoliques. Donnons-en deux exemples. (1) La rupture avec les lois juives concernant la circoncision et les règles alimentaires, consommée dans les décisions solennelles du « concile de Jérusalem » (Ac 15, 28-29), a sans doute été une décision difficile pour l’Église naissante, comme le suggère l’épisode de la vision de Pierre à Joppé (Ac 11) qui doit dépasser son dégoût pour les aliments impurs. Cette rupture fut irréversible et a conduit à une situation nouvelle, où l’institution a pu connaître par la suite de nouvelles évolutions de type homéorhétiques (les consignes de Ac 15, 29 furent progressivement élargies). Nous proposons de la considérer comme une morphogenèse. (2) Il est sans doute difficile d’élucider dans le détail le processus qui a fait passer de l’institution apostolique (sans même parler du passage des Douze aux apôtres) à la triade du ministère ordonné (évêque/prêtre/diacre). Comme on le sait, la Constitution sur l’Église de Vatican ii n’a pas voulu se risquer à poser une continuité linéaire entre les deux et laisse dans le flou le passage de l’institution divine à « l’antiquité » avec sa triade ministérielle : « C’est ainsi que le ministère ecclésiastique, institué par Dieu, est exercé dans la diversité des ordres par ceux que déjà depuis l’antiquité [ab antiquo] on appelle évêques, prêtres, diacres [18]. » Si le développement ultérieur de l’épiskopè vers le monoépiscopat et la figure moderne de l’évêque relève sans doute d’une trajectoire homéorhétique, le processus qui fait passer de l’institution des Douze par le Christ à la triade ministérielle est une morphogenèse, une reconfiguration profonde et irréversible du ministère ecclésiastique.

Si notre interprétation est légitime, l’institution ecclésiale témoigne alors de son appartenance aux systèmes sociaux capables non seulement de tout l’éventail des processus de morphostase, mais même aussi de morphogenèse (cf. note 11 ci-dessus).

 Bibliographie

Bateson, Gregory. 1980. Vers une écologie de l’esprit. 2. Paris : éditions du Seuil, 1980. (Recherches anthropologiques).

Bertalanffy, Ludwig von. 1993. Théorie générale des systèmes : physique, biologie, psychologie, sociologie, philosophie. [trad.] Jean-Benoist Chabrol. nouvelle édition ; éd. originale anglaise : 1969. Paris : Dunod, 1993. (Systémique).

Congar, Yves. 1970. L’Église. De saint Augustin à l’époque moderne. Paris : éditions du Cerf, 1970. (Histoire des dogmes ; n°3).

Kretschmar, Georg. 1970. Die Geschichte des Taufgottesdienstes in der alten Kirche. [éd.] Karl Ferdinand Müller et Walter Blankenburg. Leiturgia. Handbuch des evangelischen Gottesdienstes. Mit einem Geleitwort der Lutherischen liturgischen Konferenz Deutschlands. Kassel : Johannes Stauda-Verlag, 1970, pp. 1-346.

Maruyama, Magoroh. 1968. The Second Cybernetics : Deviation-Amplifying Mutual Causal Processes. [éd.] Walter Buckley. Modern Systems Research for the Behavioral Scientist, a Sourcebook. Chicago : Aldine Pub., 1968, pp. 304-313.

Monod, Jacques. 1973. Le Hasard et la Nécessité. Essai sur la philosophie naturelle de la biologie moderne. 1ère éd. : 1970. Paris : éditions du Seuil, 1973. (Points ; 43).

Vorgrimler, Herbert. 1978. Buße und Krankensalbung. Freiburg in Brisgau : Herder, 1978. (Handbuch der Dogmengeschichte. Abt. 4, Sakramente, Eschatologie ; Fasz. 3).

Wilden, Anthony. 1980. System and Structure. Essays in Communication and Exchange. 2e édition ; 1ère éd. : 1973. London : Tavistock Publications, 1980. (Social Science Paperbacks).

—. 1983. Système et structure. Essais sur la communication et l’échange. [trad.] Georges Khal. éd. anglaises originales : 1972, 1980. Montréal : Les éditions du Boréal Express, 1983.

[1] C’est Norbert Wiener, en 1947, qui va reprendre le mot de cybernétique pour l’étude des systèmes et des mécanismes autorégulés. Ludwig von Bertalanffy, dans sa Théorie générale des systèmes, 1993 (éd. originale anglaise : 1969) fondera ensuite la systémique.

[2] Cette distinction renvoie à celle qu’on peut faire entre la première cybernétique, telle que Wiener l’avait initiée, à partir de la notion de rétroaction régulatrice (feedback) qui régule le système en fonction de la marge d’erreur qui le sépare à un moment donné de l’objectif qu’il cherche à atteindre, et la deuxième cybernétique de Magoroh Maruyama, qui décrit la dynamique de tout système vivant selon deux tendances nécessaires à sa survie : la morphostase qui maintient sa stabilité et la morphogenèse qui lui permet d’évoluer vers de nouveaux niveaux de développement et de croissance (voir sa contribution : « The Second Cybernetics : Deviation-Amplifying Mutual Causal Processes », dans : Walter Buckley, Modern Systems Research for the Behavioral Scientist, 1968, pp. 304-313).

[3] C’est Jacques Monod qui, en 1970, invente le mot « téléonomie » dans son ouvrage Le Hasard et la Nécessité (Monod, 1973 p. 25). Il comprend le postulat de l’objectivité de la Nature (« pierre angulaire de la méthode scientifique ») comme « le refus systématique de considérer comme pouvant conduire à une connaissance “vraie” toute interprétation des phénomènes donnée en termes de causes finales, c’est-à-dire de “projet”. » (Monod, 1973 p. 37) Il réfute par là le mot « téléologie » compris comme renvoyant à une cause finale. Dans le même esprit, le TLFi (Trésor de la langue française informatisé) définit la « téléonomie » comme une « forme de finalité admise dans les adaptations biologiques en tant que le but concernerait une utilité immédiate sans considération d’un avenir plus ou moins lointain. »

[4] Selon que l’on s’appuie sur la cause efficiente ou bien sur la cause finale, ou encore sur une causalité plurielle.

[5] Pour cette définition de l’explication cybernétique comme explication négative, on se reportera à un article de G. Bateson de 1967, « Explication cybernétique », reproduit dans : Vers une écologie de l’esprit, t. 2, 1980, pp. 155-167. En fait, la formule si souvent citée de Bateson est absente du texte de son article. Voici ce qu’écrit Bateson : « L’explication de type cybernétique est toujours négative. Nous examinons d’abord quels sont les événements qui auraient eu le plus de chances de se produire, pour nous demander ensuite pourquoi un grand nombre d’entre eux ne se sont pas réalisés, montrant ainsi que l’événement particulier étudié était l’un des rares à pouvoir se produire effectivement. » (p. 155.)

[6] Voir en particulier le chapitre 12, « Écosystème et métasystème », dans : A. Wilden, Système et structure, 1983, pp. 359-391 = System and Structure, 1980, pp. 351-394. La traduction française étant assez défaillante, nous préférons citer à partir de l’original anglais et proposer notre propre traduction.

[7] (Wilden, 1983 pp. 361-363) = (Wilden, 1980 pp. 354-355).

[8] La différence essentielle entre homéostase et homéorhèse, c’est l’orientation temporelle de la seconde, qui renvoie à un développement, tandis que la première renvoie à une stabilité. Bref, l’homéorhèse décrit un développement asymptotique tandis que l’homéostase décrit une variation autour d’une constante.

[9] « L’évolution et le processus de changement dans l’histoire peuvent être conçus comme la projection de messages du système homéostatique et homéorhétique, à partir de l’axe métaphorique sur l’axe métonymique. Ce processus est défini comme l’émergence de nouveaux niveaux d’organisation. » (ibidem.)

[10] La métaphore, qui fonctionne par similarité, sur l’axe paradigmatique, s’oppose à la métonymie, qui fonctionne par contiguïté, sur l’axe syntagmatique.

[11] (Wilden, 1983 p. 378).

[12] (Wilden, 1983 p. 386) = (Wilden, 1980 p. 376).

[13] (Wilden, 1983 p. 379) = (Wilden, 1980 p. 370). On notera que Wilden ne garde plus que trois cas de morphostase, en confondant désormais l’Aufhebung et l’homéogenèse.

[14] Wilden reprend l’expression à Conrad H. Waddington, qui désigne ainsi, en embryologie, ce qu’il appelle « la voie du désir et de la nécessité », c’est-à-dire en quelque sorte la voie d’un développement vers un accomplissement de soi, la trajectoire optimale vers un climax.

[15] Le travail de Georg Kretschmar sur l’histoire de l’institution baptismale reste fondamental. Voir en particulier : G. Kretschmar, « Die Geschichte des Taufgottesdienstes in der alten Kirche », Leiturgia : Handbuch des evangelischen Gottesdienstes, Bd. 5, 1970, pp. 1-346.

[16] Pour cette histoire, on peut renvoyer, dans un premier temps, à l’étude bien connue d’Yves Congar, L’Église. De saint Augustin à l’époque moderne, 1970.

[17] L’ouvrage de référence reste celui de H. Vorgrimler, Buße und Krankensalbung, 1978.

[18] Lumen Gentium 28 (voir aussi Lumen Gentium 19-20 qui tente une reconstitution prudente de cette histoire complexe). Le Décret sur le sacrement de l’ordre du concile de Trente (session xxiii du 15 juillet 1563) affirmait le caractère divin de l’institution de la hiérarchie des trois ordres : Si quis dixerit, in Ecclesia catholica non esse hierarchiam, divina ordinatione institutam, quæ constat ex episcopis, presbyteris et ministris : an. s. (Canon 6 = DH 1776).

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