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Aimer sans crainte
2 mars 2009|
« Chaque époque à une chose à penser. Une seulement. La différence sexuelle est celle de notre temps [1]. »
De la différence des sexes et de ce que les premières pages de la Bible nous invitent à en penser.
Article paru à l’origine dans la revue Christus en janvier 2007, n°213, pp. 31-37.

Les trois premiers chapitres de la Genèse [2], comme tout le livre d’ailleurs, ne sont pas d’abord des histoires imagées de l’origine, au sens temporel du terme. Penser cela relève du contresens. La projection au temps de l’origine est une démarche essentiellement mythique qui consiste à condenser en un temps primordial ce qui échappe aux aléas, aux contingences de l’histoire, bref ce que l’on considère alors comme universalisable. Ainsi les premiers chapitres de la Genèse racontent-ils en raccourci ce qu’il en est du monde, de l’être humain et de Dieu. Mais non comme un conte philosophique, mais depuis une confession de foi primordiale : celle de l’alliance de Dieu avec son peuple. Nous est raconté, en fin de compte, la complexité de la vie, depuis un lieu original : la sûreté que Dieu accompagne l’histoire, une histoire où rien n’est entièrement joué et où chacun n’est jamais définitivement prisonnier des événements.
Ainsi, la pensée qui s’exprime ici est nourrie de l’expérience du peuple d’Israël avec son Dieu. Expérience de la sortie d’Égypte où le peuple découvre un Dieu de liberté et de vie, expérience de l’alliance où il comprend que Dieu veut entrer en relation, en vue d’une vie partagée, d’un bonheur commun. Découvertes qui ont, dans ces chapitres, une dimension universelle : elles concernent tout l’humain et tout humain et non le seul peuple élu. Voilà pourquoi nous pouvons nous saisir de ces propos, les écouter — les recueillir en quelque sorte — et les laisser faire leur œuvre. Ils convoquent à reconnaître ce qui fonde l’humain dans l’humain, aujourd’hui toujours. À nous de répondre.
Nous nous limiterons, pour notre propos, à ce qui nous parle de sexualité - particulièrement de la différence des sexes. Bien d’autres lectures peuvent - et doivent - être faites de ces mêmes textes.
Premier récit : Gn 1, 1-2, 4a 1. Parler, dominer, maîtriser
Il s’agit d’un écrit datant de l’époque de la fin de l’Exil (587, prise de Jérusalem), dont l’objet central est l’origine de la parole. Son auteur représente la tradition dite « sacerdotale » qui oriente tout son message vers la présence de la parole divine dans Moïse, et par Moïse, dans Aaron (Ex 7, 1s). Ici c’est donc de Dieu parlant dont il est question, et faisant l’homme à son image. Voilà qui nous amène à ne pas nous tromper de sens en lisant ce chapitre : il n’est pas orienté vers l’arrière, mais penche en avant [3]. Dieu a fondé un statut à l’homme qui reste, à ce jour, inaccompli, inachevé. La ressemblance est une tâche au nom d’une promesse. Quand Dieu crée, il crée du sens ; le sens est fiable, voilà l’essentiel de l’alliance. Ainsi il ne s’agit pas d’une information sur le commencement mais d’une loi pour l’homme. La parole dont il est le fruit dit la vérité, à lui de ne pas la faire mentir, et de la mettre en pratique.
Au fil des jours, l’univers advient sous le signe de la force maîtrisée, forme de douceur bien particulière, dont la parole le chiffre d’or. C’est par elle que peu à peu le monde sort du tohu bohu, s’organise, se différencie, se rend habitable pour l’humain, qui vient au jour le sixième jour. Douceur encore, quand Dieu met un terme à sa création le septième jour, puisque sa puissance se manifeste alors par son repos confiant. Dieu offre la gestion active, la créativité à l’humain, et lui se retire.
En ce septième jour, peut commencer le temps de l’humain, remis à sa liberté et à son pouvoir. Un humain, homme et femme, indissociablement et distinctement, créé au sixième jour. « Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, homme et femme il le créa. Dieu les bénit et leur dit : soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et conquérez-la, dominez sur les animaux. » Dieu domine par la parole, il en ira de même pour l’humain. Le pouvoir de la parole constitue l’humain, « mâle » et « femelle », image de Dieu. La parole est avant lui, car elle vient de Dieu. Mais la parole divine est déposée en lui [4] afin qu’il gouverne la terre et la fasse fructifier. « Tu as voulu l’être humain un peu moindre qu’un Dieu : de gloire et d’honneur tu le couronnes ; tu le fais gouverner sur les œuvres de tes mains : toute chose tu la mets à ses pieds » Ps 8, 6-7. La division des sexes n’a pas été mentionnée à l’intérieur du règne animal. Or pour la première fois Dieu parle à un être : non plus « il dit », mais « il leur dit » (1, 28). Il « leur dit » de dominer, donc de parler. L’homme qui parle est donc toujours déjà hélé, interpellé par Dieu. On voit peu à peu la parole surgir dans le lieu d’une différence entre Dieu et l’homme, entre l’homme « mâle » et l’homme « femelle », entre l’homme et l’animal.
2. La sexualité, différence et altéritéL’humain est d’emblée créé sexué. Une sexualité qui n’est pas un accident malheureux, mais le point d’achèvement de la geste créatrice de Dieu. L’humain provient d’une double différence, sur fond de la promesse de ressemblance. Celle d’avec Dieu, celle de l’homme et de la femme, nés du même geste du Créateur. Il est tout d’abord créé dans une relation structurelle avec un tout autre que lui-même : Dieu créateur. Cette première différence fondamentale lui fait expérimenter – en sa chair – l’altérité et la différence. Différence car il n’est pas de même « nature » que Dieu – Dieu seul est véritablement créateur : lui dont la parole suffit à ordonner l’univers. Et altérité, car du sein de la ressemblance voulue par Dieu, il y a de l’autre, l’homme ne pourra réduire Dieu à un double, à un miroir de lui-même. S’il veut être dans une bonne relation avec lui, l’humain devra apprendre à consentir à la différence fondatrice entre lui et son Dieu, pour entrer dans une relation juste, respectueuse et confiante, une relation d’altérité avec lui, comme partenaire de son existence.
Cette situation se trouve redoublée par une différence seconde et pourtant elle aussi fondatrice : celle des sexes, l’humain est d’emblée séparé (secare – en latin, qui donnera sexualité). La différence d’avec Dieu fait signe vers cet autre mystère qu’est la différence entre l’homme et la femme. Là encore nous pouvons déjà distinguer différence et altérité. La différence : l’humain n’a pas pouvoir sur la sexualité : il est originellement homme ou femme, et ne peut être les deux à la fois, ni autre chose. Cette différence lui échappe, elle est donnée comme condition même d’humanisation. Sur cette différence, s’appuiera le labeur de l’altérité. Autrement dit reconnaître que l’autre, la femme, par exemple, à la fois ressemble l’homme et en même temps est toujours autre que lui. Il ne peut la posséder, en faire un objet à sa guise. Sa condition singulière de sujet manifeste son mystère, sa dignité. C’est ici qu’intervient l’importance du travail éthique dans nos relations intimes comme dans nos liens sociaux. Sans lui, c’est la porte grande ouverte à toutes les violences [5] que connaissent tristement tous les milieux, violences qui prétendent assimiler l’autre, tuer son unicité. Ainsi, à travers ce poème, un enjeu anthropologique essentiel nous est proposé. L’humain se reçoit : de Dieu d’abord, de la différence des sexes ensuite. Alors il peut se relier, s’allier, avec Dieu, avec l’autre, dans une relation qui ne sera pas dévorante – imaginaire de toute puissance. Relation co-créatrice car donnée, et non fabriquée à partir de rien. Promesse de communion entre les êtres, entre eux et leur Dieu.
3. Se recevoir pour créer
N’oublions pas que le « commencement » n’est pas d’abord de l’ordre du temps qui passe, du chronos [6]. L’humain est « co-provident », comme le dira Thomas d’Aquin, un quasi créateur. Le monde lui est réellement confié, définitivement, afin qu’il le gouverne avec sagesse, avec tact, avec imagination. Toute latitude lui est offerte. Simplement, il doit se souvenir qu’il est « en second » car c’est par un autre que le don lui est fait, il ne l’a pas acquis, ni conquis. Don qui, comme tout don véritable, n’a rien d’un paquet jeté, mais est un partage de relation, d’estime, de reconnaissance. Aussi est-ce à l’humain de se montrer digne du don partagé, en honorant la parole par la vérité de son existence. La parole divine est vraie : Dieu fait ce qu’il dit. Il doit en être de même pour la parole entre les humains, être orientée vers la vérité. Sans elle, plus de monde ordonné, plus de monde vivable, aimable. C’est par elle que la communion pourra se frayer un chemin, celle d’avec Dieu, celle des humains entre eux. Avec le mensonge, l’humain perd son orient. La différence des sexes constitue une fondation originaire pour la parole. Elle qui nommera l’enfant fille ou garçon, et non les deux. Socle pour devenir sujet, dans le respect de cet autre roc que sera la différence des générations.
Ce premier récit de la Genèse porte en lui cette interrogation : « Qui est ton Dieu ? » ou « Que dis-tu de ton Dieu ? ». Question qui ne va pas sans celle-ci : « Qui est l’autre ? », « Comment aimer ? ». Unique questionnement.
Second récit : Gn 2, 4b – 3, 24 Récit « yahviste », écrit environ quatre siècles avant le précédent, soit vers le dixième siècle. Encore une fois, nous ne nous attachons, dans ce récit très complexe, qu’à ce que la création de l’homme et de femme évoque de l’importance de la différenciation sexuelle.
1. « Deux hommes »
Le récit parle de « deux hommes ». Tout d’abord il est question du glaiseux : le terreux, ha’adam, né du sol et du souffle de Dieu. Il vient de la terre, ha’adama. Humble et divine origine. Dieu poursuit son œuvre de création. Mais rien ne comble la triste solitude de l’adam. Alors Dieu se dit : Il n’est pas bien que l’humain soit à lui seul ! je ferai pour lui un secours comme son vis-à-vis . Pour qu’il ne meurt pas de cet isolement, le Seigneur Dieu se propose de faire « pour lui » un « secours » - Terme qui indique qu’il s’agit d’un moyen d’échapper à un péril mortel. Ce secours, c’est la relation avec un vis-à-vis, plutôt un « comme » son vis-à-vis. Ce qui introduit une idée d’approximation : pas de définition parfaite de l’autre à partir de soi. Sans oublier que la locution « vis-à-vis » rend compte d’une nuance de résistance, de confrontation, du sein de la communication. Une bonne solitude en quelque sorte : je pourrai entrer en lien avec lui comme avec personne, mais il ne sera pas mon double. Un profond sommeil « tombe » alors sur l’adam et provoque une perte de conscience : un non-savoir. Nul n’est témoin de la naissance de l’autre, comme il n’y a pas d’accès à sa propre origine. L’entrée en relation suppose une perte : une « côte », du « côté ». Une intégrité est entamée, pas de naissance sans altération. L’image utilisée par l’auteur (la prise de la côte) est exactement le contraire d’une consommation (cf. l’interdit, 2, 16-17) : au lieu d’assimiler, le glébeux accepte que l’autre sorte de lui et vive pourtant son existence propre.
À son réveil (2, 23), l’homme appelle la femme d’un nom (‘ishâ) qui correspond à celui qu’il se donne (‘ish). Il retient alors essentiellement la ressemblance entre la femme et lui. Dans le jeu de mots ‘îsh, ‘ishâ, les termes semblent se répondre comme féminin et masculin d’une même racine. C’est le familier qui domine. Pourtant, l’homme surinvestit le réel : la femme n’est pas prise de l’homme, le narrateur l’a bien dit, lui. Elle est prise de ha’adam, l’humain, le terreux, et non ‘îsh, l’homme. Ainsi, la ressemblance ne va-t-elle pas sans l’irrévocable écart. C’est ce mixte qui permet de quitter la tristesse de la solitude où l’adam se trouvait jusque-là. L’humain prend sa place dans la création avec la sexualité qui le manifeste deux. Ressemblance et différence, comme dans le premier récit. L’humain naît séparé pour être en capacité de se rejoindre, homme et femme, sans confusion. La relation de l’homme et de la femme est un présent divin, une grâce. Elle est une communion promise, un amour sans crainte. Mais cela ne sera pas sans peine. Interdit de dévorer, interdit de tromper l’autre. Il faudra donc se souvenir de la limite donnée au jardin (2, 9, 16 – 17) et qui sépare le bien connaître du mauvais connaître. Un manque est instauré : un fruit. Signe qu’un rapport à la nourriture peut tuer, évoquant toute relation – spécialement celle entre l’homme et la femme – où peut guetter la tentation de com-prendre : de réduire l’autre à soi, de lui enlever son irréductible singularité. Limite essentielle. C’est en l’honorant qu’ils pourront devenir « une seule chair », union de deux êtres, et non fusion. La garde posée par Dieu n’est pas frustration seule, mais grâce pour la bonne rencontre : l’un et l’autre pourront vivre, se reconnaître, s’aimer donc, en paix. Sans le respect de cet interdit, c’est la convoitise et l’envie qui prennent le pas, engendrant la violence.
Nous pouvons alors reprendre la clé proposée avec le premier récit : la relation entre différence et altérité, sur fond de ressemblance et de bénédiction. Différence qui précède la liberté, comme la différence des générations, ou encore la différence entre la vie et la mort. Cette différence des sexes invite à son consentement pour vivre dans la relation avec l’autre. C’est sur ce consentir – souvent complexe puisqu’il suppose de se reconnaître du sexe qui est le sien -, que va s’édifier le travail éthique de l’altérité. Cette dernière est reconnaissance heureuse que l’autre m’est donné dans sa singularité même : mystère et proximité. L’aimer avec justesse consiste alors à s’approcher de son histoire de sujet, le connaître sans jamais pouvoir s’en saisir comme de ma chose. Parole partagée et non confisquée ou détournée. Nous sommes sous le signe du don, et non du dû, alors l’émerveillement est au rendez-vous. Labeur d’altérité jamais achevé, pour personne.
2. Le malheur – 3, 1-5
Pourquoi l’émerveillement est-il submergé par le ressentiment et la violence qui lient dramatiquement l’homme et la femme ? Pourquoi la sexualité est-elle devenue l’expression du tragique de l’existence humaine, elle qui était appelée à en signifier la merveille ?
Par la figure énigmatique du serpent et sa façon de tenter la femme, se dit comment tous deux manquent dramatiquement la vérité et se perdent en s’abusant. Ce qui se joue dans ce bref dialogue entre le serpent et la femme c’est l’image que l’humain se fait de Dieu et qui détermine l’image qu’il se fait de lui-même. Si Dieu est ce père castrateur qui maintient dans la servilité alors l’homme doit effectivement violer l’interdit et tuer ce dieu pour devenir homme ! Mais qui dit que Dieu est ainsi sinon le serpent ? Le malheur est de croire ce que dit le serpent, à savoir que Dieu est jaloux de l’humain, en a peur. Le drame est de voir en l’auteur de la vie un concurrent et de se comporter dès lors tel son rival. La différence change alors de signe : elle devient négative et il faudra désormais tout faire pour la réduire. À une image faussée de Dieu (jaloux) va correspondre une image faussée de l’autre sexe vu comme menace. C’est désormais le sexe de l’autre qui devient fruit défendu, à l’égard duquel se répétera jusqu’à l’infini le même jeu de convoitise et de peur. Un temps nouveau commence ici, dominé par la peur de Dieu et de l’autre. L’homme sera désormais traversé sans cesse par cette dramatique question : puis-je aimer ou dois-je craindre ?
3. Le remède
Revenir à la chair de parole, à la bonne parole. Celle qui raconte la proximité et marque la distance. Parole qui trouve sa justesse dans la parole de Dieu, dans la parole en Dieu. Nous n’en finirons pas de si tôt de combattre la fascination du même où le serpent voudrait nous entraîner. Autosuffisance, auto-fondation de nous-mêmes comme du lien. L’amour originé en Dieu est un appel imprévisible qui perturbe le monde clos de l’homme, dérange son ordre, son équilibre, son sommeil. Cet amour donne sens à la sexualité humaine, l’homme et la femme deviennent l’un pour l’autre signe et porteur de la parole, celle qui fait respirer le monde.
Conclusion : La différence des sexes, énigmatique et indépassableLa question, de la différence des sexes est devenue très complexe car nos cultures ont fait se distinguer le sexe biologique du sexe social (le genre). Entre le sexe mâle et le genre masculin, entre le sexe femelle et le genre féminin, il y a l’espace de la culture, de la psychologie, de la grammaire… Un monde donc. Notre monde humain. Et nous le savons, les images liées au genre se sont profondément modifiées ; par exemple avec la révolution des rôles occupés par des femmes et la maîtrise de la procréation. Comment alors continuer à relier le genre, forcément marqué de cultures, d’histoires, à l’irréductible du sexe ? Nos sociétés sont confrontées à cette lourde interrogation anthropologique : ne pas dénier l’inflexible, l’indépassable différence des sexes tout en en assumant son caractère énigmatique. Elle fonde le réel des relations, des générations dans leurs différences structurantes. Sans pour autant tout indiquer du sens de la différence. Consentir à l’énigme, sans qu’elle soit opportunité de déni de l’irréductible.
Quitter pour trouver, geste pascal par excellence qui s’initie déjà, dans ce consentement à l’autre comme celui qui me ressemble et demeure autre. Dans ce mouvement, où la parole est requise pour quitter la violence, on ne sait avec certitude ce que l’on trouvera Mais la promesse n’est possible que dans ce déplacement. N’est-ce pas déjà l’histoire de la Terre Promise ? Les Hébreux ont cru la Parole, mais ils ne savaient ni quand ils arriveraient ni quelle géographie était la sienne. Le geste de quitter engage vers de l’inconnu. Mais pour que le voyage soit possible, celui de nos vies, encore faut-il que la sûreté soit là. Dans tradition biblique, le Dieu de l’Alliance lie sexualité et bénédiction – et non malédiction comme nous persistons parfois à le croire. La sexualité est créatrice, mais elle ne l’est pleinement que lorsqu’elle accepte d’être précédée par la Parole créatrice de Dieu et ordonnée, dans une parole engagée dans la vérité, à ce grand combat de toute la Bible contre l’idolâtrie. Alors l’humain, femme et homme, advient-il dans ce statut promis par Dieu : vivre en Alliance avec Lui, et en humanité. Vers sa ressemblance.
[1] M. HEIDEGGER, cité par Luce IRIGARAY in Éthique de la différence sexuelle, Éd. de Minuit, 1984, p. 13.
[2] D. BONHOEFFER, Création et chute, Petite bibliothèque protestante, Les bergers et les mages, 1999, 117 pages, cours Université de Berlin, semestre d’hiver 1932-1933.
[3] P. BEAUCHAMP, Testament biblique, Préface de P. Ricœur, Bayard, 2001, p. 15 – 32.
[4] Cf. A. WÉNIN, L’homme biblique. Anthropologie et éthique dans le Premier Testament, Cerf, 1995, pp. 18s.
[5] Cf. les rapports sur les violences conjugales, et sur le sexisme ou le harcèlement sexuel dans les entreprises.
[6] Voir par exemple le livre de Job quand Dieu dit à celui-ci : « Où étais-tu quand j’ai créé… »
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